Hier soir, au Stade Océane, le RC Lens s’est imposé difficilement face au Havre (2-1), mais le visage fermé de Jean-Louis Leca dans le vestiaire résumait l’ambiance : malgré les trois points, la frustration domine. En cause, le feuilleton Lassine Sinayoko, qui commence sérieusement à agacer la direction lensoise.
Alors que son transfert semblait bouclé depuis vendredi, l’attaquant de l’AJ Auxerre n’a pas pris la route de l’Artois ce dimanche pour passer sa visite médicale. Auxerre a mis le deal en suspens au dernier moment, prenant Lens de court. Une situation que le club artésien vit comme un camouflet.
Pourtant, tout paraissait réglé : un accord à 6,5 M€ plus 1,5 M€ de bonus, la possibilité pour Sinayoko de jouer une dernière fois avec l’AJA contre Nice, match au cours duquel il a d’ailleurs marqué, et un engagement écrit de la direction auxerroise de signer la trame du contrat avant samedi. Mais voilà : Auxerre conteste l’existence de cet accord final et affirme que des détails restent à régler avec l’entourage du joueur. Résultat : Sinayoko est bloqué.
Dans les coulisses, la tension est palpable. Selon plusieurs sources, Pierre Sage et les dirigeants lensois sont furieux. Le coach ne l’a pas caché après la victoire au Havre : « Normalement, on a trouvé notre attaquant… si les engagements écrits sont respectés. Je dis bien écrits. Les documents sont là, il s’agit maintenant de les respecter. »
Un message à peine voilé à l’intention de l’AJA, perçu comme une mise en garde publique. D’autant que Lens a déjà tout préparé : visite médicale programmée, contrat de quatre ans rédigé… mais l’opération est désormais à l’arrêt. Pour Pierre Sage, le renfort de Sinayoko est pourtant prioritaire : « C’est un joueur capable de nous apporter beaucoup, notamment dans l’attaque placée. Il peut être très précieux. »
En interne, on s’interroge. Comme nous l’écrivions hier, Auxerre joue-t-il la montre pour faire grimper les enchères ? Certains pointent l’influence de Christophe Pélissier, désireux de conserver son attaquant vedette, mais l’entraîneur auxerrois dément tout rôle dans ce blocage.
Dans le vestiaire lensois, le sujet crispe. Si Jonathan Gradit a préféré botter en touche avec humour : « Je ne suis pas au courant, peut-être une grève de train… », le staff, lui, s’impatiente. Pour le RC Lens, qui cherche désespérément un atout offensif, l’épisode Sinayoko tourne à la saga interminable.
Les prochaines heures seront décisives. Si Auxerre campe sur ses positions, le Racing pourrait hausser le ton et explorer d’autres pistes. Mais à en croire Pierre Sage, le message est clair : « Les écrits restent. Il suffit maintenant de les respecter. »
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