Ce dimanche, Will Still a offert un rare moment de sincérité sur le plateau du Canal Football Club. L’ancien entraîneur du RC Lens, libre depuis son départ express de Southampton début novembre, est revenu sur les véritables raisons qui ont motivé son départ d’Artois au printemps dernier. Et derrière la surprise qu’avait provoquée son annonce après la dernière journée de la saison 2024‑2025, se cachait une épreuve certainement plus personnelle que sportive, même si le doute pêrsiste dans l’esprit de nombreux observateurs.
« On a dit que je voulais retourner en Angleterre… Mais non », a lancé Will Still d’un ton calme. Le technicien belge n’a pas tourné autour du pot : son départ de Lens n’était ni une question de projet, ni d’ambition. C’était une décision de vie. Il insiste une nouvelle fois sur le fait que son épouse traversait alors une double épreuve médicale grave. « En septembre, elle a eu un cancer de la thyroïde. J’ai dû m’absenter un ou deux jours, j’en ai parlé aux joueurs, mais pas au reste du club. Puis en février, elle a été touchée par une encéphalite. Son cerveau a gonflé. Elle a passé dix jours dans le coma. »
Face à ce choc, le coach de 32 ans a pris une décision qu’il qualifie aujourd’hui de vitale : tout arrêter pour revenir auprès de sa famille. « Je suis un être humain avant d’être un entraîneur. J’étais à un moment où j’avais besoin de calme, de rentrer à la maison, de prendre soin d’elle. »
À l’époque, beaucoup ont vu dans son départ un caprice ou une envie prématurée de franchir la Manche, ou peut-être le besoin de s’éloigner de Diego Lopez, qu’il ne supportait plus. Selon lui, il n’en était rien. Et s’il admet aujourd’hui qu’il aurait sans doute dû s’exprimer plus tôt, c’est pour mieux souligner le poids du silence qu’il a porté toute la fin de saison.
L’ancien coach du RC Lens n’est d’ailleurs pas tendre avec lui-même lorsqu’il évoque son choix précipité de rejoindre Southampton quelques semaines après avoir quitté Lens. Un épisode raté, soldé par un licenciement sec après seulement quatre victoires en seize matchs. « J’en ai parlé récemment avec Jean-Louis Leca. Il m’a dit : “Tu aurais dû arrêter après Lens, prendre du temps.” Avec le recul, il avait peut-être raison. »
Aujourd’hui, Will Still prend du recul. Il observe. Il attend. Et surtout, il refuse de se précipiter. « Je ne veux pas me jeter sur le premier projet venu. J’ai besoin de voir autre chose, de faire autre chose. » Une pause nécessaire pour celui qui, en l’espace d’un an, a connu l’ivresse d’un banc très exposé, les drames intimes, et la dure réalité du football anglais. Notons qu’avant de dire non, il a quand même étudié la proposition de Waldemar Kita …
Son passage à Lens, malgré son caractère éphémère, laisse une trace. Il n’en garde que de bons souvenirs, et une reconnaissance intacte envers le club artésien.
« Je regrette de ne pas avoir parlé plus tôt »
💔 Le témoignage poignant de Will Still sur les raisons de son départ de Lens et la maladie de sa femme dans le #CFC ! pic.twitter.com/9NjQ7qLpjL
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) December 14, 2025
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