Un match pour Jonathan Gradit : le cœur lensois a battu à l’unisson

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Il n’était pas sur la pelouse du stade Raymond-Kopa, mais Jonathan Gradit a pourtant été au centre de toutes les émotions. Alité à l’hôpital après une fracture tibia-péroné contractée vendredi, le défenseur lensois a plané sur ce Angers–Lens comme une ombre bienveillante, symbole d’un collectif soudé, fidèle à son image.

Dès l’échauffement, le ton était donné : les joueurs arboraient tous un tee-shirt floqué « Force à toi, notre lion » et son numéro 24. Dans le vestiaire, son maillot trônait en évidence, comme une bannière de combat. Et dans les tribunes, les 800 supporters lensois n’ont pas manqué le rendez-vous : à la 24e minute, tout le parcage a scandé son nom, rendant un vibrant hommage à celui qui incarne depuis 2019 l’âme guerrière du Racing.
Sur le terrain, la victoire (2-1) a eu un goût particulier. Florian Thauvin, double buteur, ne cachait pas son émotion : « Sa blessure m’a empêché de dormir, j’étais réveillé à trois heures du matin. Cette victoire, elle est pour lui. » Adrien Thomasson, lui aussi touché, confiait un sentiment « mitigé », partagé entre la joie du succès et la peine de savoir son ami sur un lit d’hôpital.

La solidarité, elle, ne s’est pas limitée aux mots. Vendredi, juste après la blessure, Florian Sotoca avait accompagné Gradit jusqu’à l’hôpital, restant à ses côtés jusqu’à l’opération. Un geste rare, témoin d’une amitié forte, presque fraternelle, qui en dit long sur la cohésion du groupe.
Quand Thauvin a inscrit son premier but, le maillot de Jonathan Gradit a refait surface, porté d’un but à l’autre, brandi, embrassé, célébré. Un symbole fort d’un club qui ne laisse jamais tomber les siens.

Et même si Jo n’a pas pu répondre aux appels de son coach ou de son capitaine après la rencontre, Pierre Sage en souriait : « Il n’a pas décroché pour nous, mais il a répondu à Jean-Louis Leca. On ne lui en tiendra pas rigueur… »
Le vestiaire, lui, vibrait encore d’émotion et de fierté. La première place au classement, certes. Mais surtout, la certitude d’avoir joué, ce dimanche, un match pour un frère, que tout le monde espère voir revenir dans le groupe avant la fin de la saison.

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