Un ancien Lensois pour diriger le FC Nantes

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Cinq jours après une défaite face à Lens (1-2), la huitième de la saison, Luis Castro a été prié de plier bagage par la famille Kita. Un licenciement devenu presque traditionnel dans les travées de la Beaujoire, où la stabilité du poste tient plus du trampoline que du fauteuil.

Exit donc Castro et ses 2 petites victoires en 15 journées. Avec 11 petits points au compteur, l’ex-natif de Guimarães laisse le FC Nantes relégable et signe au passage le pire départ d’un coach sous l’ère Kita (hors rayonnement Denoueix 2001, pour les puristes). Une sortie par la petite porte, presque saluée par les supporters fatigués d’un jeu sans âme et d’une équipe qui collectionne les défaites à domicile.

Alors que Will Still avait un moment fait frissonner les rumeurs, avant de refroidir tout le monde en s’éclipsant aussi vite qu’il était apparu, c’est un autre ancien du RC Lens qui vient prendre le relais. Ahmed Kantari, ex-défenseur sang et or entre 2013 et 2015, récupère donc la patate chaude pour une pige de six mois. Un intérim déguisé ? Pas vraiment. Un contrat court, comme souvent chez les Kita, où l’engagement s’écrit en pointillés et se déchire à la moindre tempête.

Le parcours récent de Kantari peut surprendre : après une brève aventure sur le banc de Valenciennes et un passage comme adjoint à Nantes, il avait posé le sifflet pour devenir consultant chez Ligue 1+. Retour express aux affaires donc, pour un coach qui connaît déjà les lieux, et les pièges du club.
Petite ironie du destin : sans un coup de poker raté du board de Dunkerque en juin dernier, Luis Castro aurait pu devancer Pierre Sage sur le banc lensois. Une idée qui fait froid dans le dos …

Ahmed Kantari devient donc le 20e entraîneur de l’ère Kita (hors intérim, sinon on explose les compteurs), un record continental. Sa mission ? Sauver ce qui peut l’être d’ici juin. Et pourquoi pas un peu plus si, par miracle, les Canaris retrouvent des ailes.

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