C’est assez rare pour être souligné : hier soir sur RMC, l’émission Rothen s’enflamme a tourné à l’hommage collectif. Non, pas pour un joueur star ou un club bling-bling de Ligue 1… mais bien pour Pierre Sage, l’entraîneur du RC Lens, unanimement salué pour son début de saison impressionnant.
Une prise de parole à trois voix
Jérôme Rothen, habituellement plus prompt à dégainer la critique qu’à distribuer les bons points, a surpris en ouvrant les vannes :
« Je suis bluffé par ce qu’il a réussi en très peu de temps, j’ai l’impression qu’il est là depuis 5 ans. Lens est une équipe construite cette saison sur le tard avec notamment Thauvin et Édouard qui s’entendent à merveille, et je suis amoureux de Sangaré qui est incroyable. Lens ne s’est pas trompé dans le recrutement, le collectif a vite pris et Pierre Sage a cette capacité à bien faire vivre son groupe. Il montre qu’il est ambitieux, même s’il m’endort en conf de presse. »
Une déclaration qui tranche radicalement avec les doutes exprimés par Rothen au moment de la nomination de Sage à Lyon, alors inconnu du grand public. L’ancien Parisien n’a pas hésité à parler de recrutement parfait et d’ambitions claires, un compliment rarement adressé au club artésien ces derniers temps.
De son côté, Christophe Dugarry a mis en lumière le pari osé, et finalement payant, de la direction lensoise :
« Personne ne s’attendait à ce qu’un gars qui sort de la formation et qui était prévu pour y rester ait ces résultats. J’ai envie de féliciter Pierre Sage bien sûr, mais surtout les dirigeants qui ont eu le courage de le prendre et qui ont senti quelque chose en ce monsieur après son passage à Lyon. Je suis content car on a beaucoup d’entraîneurs étrangers en Ligue 1, et je suis content de voir un entraîneur français à ce niveau. Pas de chichis, il n’en fait pas des caisses, ce n’est pas la fausse modestie à la De Zerbi. »
Une manière pour Dugarry de souligner la rareté des parcours comme celui de Pierre Sage, qui ne doit ni son poste à son carnet d’adresses, ni à un passé clinquant sur les bancs européens, mais bien à une forme de clairvoyance lensoise et à un travail efficace.
Enfin, Éric Di Meco, fidèle à son style direct, n’a pas oublié le contexte compliqué dans lequel le technicien de 45 ans a pris ses fonctions :
« Je suis content pour lui parce qu’il a été égratigné à Lyon alors qu’il a fait du bon boulot. On se rend compte qu’il a relancé un club qui avait de gros problèmes après avoir beaucoup vendu. Quand tu vois ce qui s’est passé au niveau des mercatos, c’est une équipe qui était amenée à souffrir, et il arrive malgré tout à être tout là-haut. Ils peuvent rester là-haut après avoir battu Marseille et Monaco. »
Une reconnaissance médiatique méritée ?
Avec huit victoires, un nul et seulement trois défaites en douze journées, le RC Lens version Pierre Sage affiche le même bilan que l’OM et pointe à seulement deux points du PSG. L’équipe séduit, attaque, défend solidairement, et présente un visage bien plus cohérent que bien des formations plus huppées.
Ce changement de ton dans les médias, notamment chez ceux qui n’avaient pas hésité à railler son profil au moment de son arrivée en Ligue 1, montre à quel point Pierre Sage commence à forcer le respect. À Bollaert comme sur les plateaux, son travail parle désormais pour lui.
Nos derniers articles :
- Ligue 1 : le RC Lens en tête, mais le PSG rappelle ses ambitions
- FC Nantes – RC Lens : Quelle chaîne, groupes et compositions probables
- RC Lens : Hamzat Ojediran, la porte se referme déjà
- Ligue 1 : Lille fait le job, Marseille déraille, Lens peut en profiter
- Rémy Labeau-Lascary, nouvelle blessure et saison compliquée à Brest
- RC Lens Féminin : une victoire historique pour (re)lancer la saison ?
- Le RC Lens dégagé du poids de l’audit DNCG
- FC Nantes : un entrejeu décimé avant d’affronter le RC Lens


