Robin Risser change de dimension sous les yeux de Deschamps

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Passer en un an des affres du maintien en Ligue 2 aux sommets de la Coupe du monde, c’est le grand écart fou que vient de réaliser Robin Risser. Fraîchement sacré vainqueur de la Coupe de France avec le RC Lens, le portier de 21 ans a débarqué à Clairefontaine avec la fraîcheur de son âge et une maturité bluffante. Face aux micros, le nouveau numéro 3 des Bleus a affiché un calme olympien. On dirait presque qu’il a fait ça toute sa vie.

Une arrivée au château sur les chapeaux de roue

Le gamin de La Gaillette n’a pas perdu de temps. Arrivé parmi les premiers vendredi, il a tout de suite été accueilli par un Didier Deschamps d’humeur badine : « Tu es à l’heure, c’est bien ! ». Une boutade en guise de bienvenue avant d’enfiler le maillot tricolore, « celui avec les deux étoiles, pas comme en Espoirs », savoure le jeune portier.
Risser sait exactement ce qui l’attend, le sélectionneur et Kylian Mbappé lui ayant déjà balisé le terrain. S’il sait qu’il est là pour apprendre aux côtés de Mike Maignan et Brice Samba, deux « tops gardiens et surtout deux très belles personnes », il connaît aussi la face cachée de son poste. En fin de séance, c’est lui qui va servir de cible aux attaquants tricolores. Un rôle ingrat ? Pas pour lui. « J’y suis prêt, oui. Je suis gardien, j’aime ne pas prendre de but. Eux, ils aiment en marquer. J’essaierai de les embêter le plus possible », lâche-t-il avec un aplomb qui fait plaisir à voir.

La tête chez les Bleus, le cœur à Lens

Malgré le prestige du château, l’Alsacien n’oublie pas d’où il vient ni la saison dantesque des Sang et Or. Interrogé sur le titre européen du PSG, Risser a glissé une réponse pleine de fierté pour son club : « On est encore plus flatté d’être le dauphin de cette équipe… C’est une fierté et un accomplissement pour tout le RC Lens ».
Même sa boulette de février contre Monaco devant le superviseur des gardiens Franck Raviot ne lui donne pas de complexes. « Non franchement j’étais tranquille », évacue-t-il, conscient que sa place s’est gagnée sur la régularité. Ses illustres concurrents lui ont d’ailleurs donné le meilleur des conseils : « Ils m’ont juste dit d’être moi-même, de faire ce que je sais faire ». Le message est passé. Robin Risser avance « en restant à sa place, évidemment », mais avec la ferme intention de croquer dans cette Coupe du monde à pleines dents.

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