Le RC Lens a une occasion en or cet après-midi : prendre seul la tête de la Ligue 1. Un succès sur la pelouse d’Angers permettrait aux Sang et Or de dépasser le PSG, battu hier à Monaco (1-0), ainsi que l’OM, tenu en échac par Toulouse (2-2), et d’envoyer un signal fort à la concurrence. Mais pour y parvenir, les hommes de Pierre Sage devront éviter les erreurs du passé.
Souvenir encore amer, le déplacement à Metz il y a quelques semaines : une défaite inattendue, dans un contexte où le Racing pouvait déjà frapper un grand coup au classement. Suffisance ? Mauvaises décisions tactiques ? Compositions remaniées ? Aucune certitude, si ce n’est que ce faux pas a retardé l’ascension.
Cette fois, Lens ne veut pas trébucher. Et le groupe sait qu’il devra faire bloc pour pallier une absence de taille : Jonathan Gradit. Victime d’une double fracture tibia-péroné à l’entraînement vendredi, le défenseur axial droit sera absent plusieurs mois. Un coup dur, autant sur le plan sportif que moral, tant le joueur est un pilier du vestiaire.
Pierre Sage doit désormais recomposer son trio défensif. Maintenir le jeune Ganiou, buteur face à Strasbourg ? Replacer Udol dans l’axe gauche pour relancer Deiver Machado en piston ? Autant de solutions qui impliquent de modifier plusieurs automatismes, dans un secteur jusqu’ici solide. « La vie sportive continue, et on va assumer sportivement », a résumé le coach en conférence de presse, lucide mais déterminé.
L’entraîneur lensois, qui réalise un début de mandat prometteur, a insisté sur la montée en puissance de son équipe : « On a progressé dans la finition, les connexions offensives sont meilleures. On est sur le bon chemin, même si on peut encore faire mieux. » Il faudra le prouver dès cet après-midi face à un SCO d’Angers en pleine dynamique, capable de faire déjouer n’importe quel adversaire.
Une victoire offrirait aux Artésiens non seulement la première place du classement, mais aussi une réponse collective à l’épreuve que traverse le groupe avec la blessure de Gradit. De quoi transformer cette fin novembre en moment charnière, voire historique.
Un succès en forme d’hommage, à distance, pour celui que tout le vestiaire considère comme un moteur d’engagement. Jonathan Gradit, depuis son lit d’hôpital, n’en manquera pas une minute.
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