En officialisant samedi soir le départ de Will Still, Pierre Dréossi a également laissé entendre que le RC Lens avait déjà bien avancé en amont sur le dossier du recrutement. Le directeur général a insisté sur l’anticipation de la direction sportive : certains profils de joueurs auraient même été validés, en amont, par le coach sortant, Joseph Oughourlian et lui-même.
« La direction sportive a beaucoup anticipé, c’est ce que j’avais demandé. On a la chance d’avoir du temps. Beaucoup de travail a déjà été validé par le coach, mais aussi par Joseph et moi. Indépendamment du choix du coach, certaines recrues sont déjà actées », a précisé Dréossi.
Mais une question se pose : ces choix seront-ils compatibles avec le projet du futur entraîneur ? Lors de la succession entre Franck Haise et Will Still, la transition s’était faite dans la continuité, le technicien belgo-anglais ayant repris le système à trois défenseurs cher à son prédécesseur.
Et si cette fois, le nouvel entraîneur avait une approche différente ? Prenons l’exemple de Pierre Sage, souvent cité parmi les options : à Lyon, il évoluait avec une défense à quatre. Dans ce cas, l’actuelle recherche de pistons, un profil clé dans un système à trois, deviendrait-elle obsolète ?
Peut-on imposer à un coach de renier ses principes tactiques pour coller à un projet ? Dréossi a affirmé qu’il voulait « un entraîneur qui ait envie de s’adapter au RC Lens, plus que l’inverse », une déclaration qui semble plutôt concerner l’adhésion aux valeurs du club qu’au système de jeu lui-même.
Ce qui est certain, c’est que la nomination rapide d’un nouveau coach est devenue une priorité absolue. Tant que cette pièce maîtresse ne sera pas posée, difficile d’avancer sereinement sur les départs et les arrivées du mercato.


