RC Lens : le retour de Jonathan Gradit avant la fin de saison paraît très improbable

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Pendant quelques semaines, le RC Lens s’est autorisé à y croire. Parce que Jonathan Gradit avance toujours plus vite que prévu. Parce que son mental pousse souvent plus loin que les diagnostics. Et parce qu’en pleine fragilité défensive, le simple retour de “la perceuse” ressemblait à une petite lumière au bout du tunnel.

Mais cette lumière ne s’allumera sans doute pas d’ici à la fin de saison.

Victime d’une double fracture tibia-péroné fin novembre à l’entraînement, Jonathan Gradit semblait d’abord promis à un retour estival, tranquillement, pendant les matches de préparation. Puis son évolution a relancé un peu l’espoir. Opéré rapidement, le défenseur lensois a attaqué sa rééducation avec sa détermination habituelle. Fin février, il avait même retrouvé la pelouse avec le préparateur physique, signe que les choses avançaient dans le bon sens.
À l’époque, certains scénarios optimistes commençaient à circuler. Un retour progressif dans le groupe, puis peut-être une apparition sur les dernières journées, voire autour de la réception de Toulouse. Rien d’officiel, bien sûr, mais assez de signaux positifs pour alimenter l’idée d’un retour dans le groupe avant la fin de saison.

Pierre Sage a cette fois refermé la porte

Sauf qu’en conférence de presse d’avant le match contre Toulouse, Pierre Sage a nettement calmé le jeu. En conférence de presse, l’entraîneur lensois a expliqué que Jonathan Gradit était encore “en réathlétisation”. Et ce simple mot change beaucoup de choses. Il dit que le joueur n’est pas encore dans une logique de retour au groupe. Il dit surtout qu’on reste loin d’une reprise de la compétition à très court terme.
À ce stade du calendrier, la conséquence est assez limpide. Il ne reste plus beaucoup de matches à disputer, sept au maximum, ou huit si le RC Lens atteint la finale de la Coupe de France. Autrement dit, le temps manque. Et dans le money time, Pierre Sage ne prendra évidemment pas le risque de lancer un défenseur qui n’est pas revenu à 100 %, surtout après une blessure aussi lourde.

Le RC Lens ne jouera pas avec le feu

C’est sans doute là le point essentiel. Oui, Gradit a avancé vite. Oui, son retour sur les terrains extérieurs avait réveillé un peu d’espoir. Mais entre reprendre la course, retrouver les appuis, réenchaîner les séances, réintégrer les oppositions et redevenir compétitif dans un vrai match à enjeu, il existe encore plusieurs marches. Et elles sont trop hautes pour être brûlées sans risque.
Dans une fin de saison aussi tendue, Lens a besoin de garanties, pas de paris sentimentaux. Le cas Gradit ne se gère pas à l’émotion. Il se gère avec prudence. Et même si son simple retour dans l’environnement du groupe peut déjà compter mentalement, le revoir sur le terrain d’ici mai semble désormais très peu probable.

L’été devrait devenir sa vraie rampe de relance

Sauf surprise majeure, c’est donc vers l’été que tout se jouera. Les matches de préparation devraient servir de vraie rampe de lancement à Jonathan Gradit, avec un objectif plus réaliste : revenir proprement, sans brûler les étapes, pour repartir sur des bases solides la saison prochaine.
C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour le RC Lens, tant l’expérience, le caractère et l’agressivité juste de Gradit auraient pu peser dans le sprint final. Mais c’est aussi le choix le plus logique. Parce qu’à vouloir trop vite récupérer un cadre, on risque parfois de le reperdre encore plus longtemps.

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