RC Lens : Jonathan Gradit revient sur sa mise à l’écart fin 2024 et encense le nouveau staff

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Avant la réception du Paris FC, Jonathan Gradit s’est confié à Ici Nord pour évoquer son actualité et celle du RC Lens, désormais troisième ex-aequo de Ligue 1 avec 10 points acquis sur les quatre dernières journées.

Loin des projecteurs pendant une période délicate fin 2024, le défenseur artésien a depuis retrouvé sa place dans la charnière et affiche aujourd’hui une forme rayonnante.
Cette mise à l’écart, il l’a digérée sans amertume. “Je n’ai jamais donné ma version des faits, beaucoup ont parlé à ma place”, glisse-t-il, sans ressentiment. Pas de drame ni de fronde, juste une combinaison de facteurs. Kevin Danso devait partir, Khuzanov s’imposait, et Gradit, pourtant titulaire depuis six ans, s’est retrouvé à regarder depuis le banc. “C’était un concours de circonstances. Je ne me suis pas senti trahi. Mais avec le transfert avorté de Danso, on s’est retrouvé à trop nombreux à ce poste.”

La polémique, alimentée à l’époque par une déclaration malvenue de son agent, est vite éteinte. “Je n’étais pas au courant. C’est une erreur de communication.” Gradit, lui, n’a jamais envisagé de partir, malgré des appels venus d’ailleurs. “Il n’y avait pas de débat : c’était non. Je devais regagner ma place ici.”
Un objectif atteint, avec patience et constance. Et facilité, depuis, par l’arrivée de Pierre Sage sur le banc. “Dès son premier discours, j’étais emballé. Il dégage beaucoup de sérénité, a un discours fédérateur, et de vraies idées de jeu.” Gradit vante aussi son implication totale, racontant avec malice que “même en arrivant tôt au centre, il est toujours déjà là.” Un profil qui, selon lui, n’est pas sans rappeler un certain Franck Haise.

Sage, Parrot, Leca : Gradit salue aussi la clarté du nouvel organigramme lensois, où “chaque bonhomme est à sa place, très pro dans son domaine. Ils ne se marchent pas dessus, la hiérarchie est nette.” Une dynamique qu’il attribue aussi à la vision du président Joseph Oughourlian : “Quand j’ai prolongé la saison dernière, je savais que ça allait bouger. Il voit les choses de manière très claire.”
Enfin, Jo Gradit a tenu à glisser un mot sur son ami et coéquipier Florian Sotoca, désormais cantonné à un rôle secondaire. Malgré le banc, “il ne lâche rien, il est toujours à fond, il reste notre capitaine. C’est lui qu’on écoute le plus dans le vestiaire.” Une manière de rappeler que dans ce Lens-là, le collectif passe avant tout, même quand on traverse une zone de turbulences.