RC Lens : du ventre mou annoncé à la première place de Ligue 1

Partagez sur vos réseaux

Leader ! Le mot claque, et il est désormais Sang et Or. En s’imposant 2-1 hier à Angers, le RC Lens s’est emparé de la première place de Ligue 1, une position que le club n’avait plus occupée depuis août 2004. Un symbole fort et surtout la confirmation que cette équipe-là ne doit rien au hasard.

Où situer le vrai point de départ du renouveau lensois version 2025-2026 ? Sans doute à l’arrivée de Pierre Sage, l’homme qui a remis du sens dans un vestiaire et du jeu sur le terrain. L’ancien technicien lyonnais n’a pas seulement apporté des idées : il a bâti un projet enraciné, à l’image du club qu’il dirige. Du foot, oui, mais aussi une culture, une région, une identité.
Le courant est passé d’emblée. Entre l’homme et le club, l’osmose a été immédiate. Mais encore fallait-il structurer l’effectif avec lucidité. C’est là qu’un autre artisan entre en scène : Jean-Louis Leca, nouveau directeur sportif, qui a brillamment validé sa première intersaison. En attirant un champion du monde comme Florian Thauvin, il a donné le ton. Puis sont venus Robin Risser dans les cages, Samson Baidoo en défense, Mamadou Sangaré au cœur du jeu. Un joueur par ligne, pas forcément des noms ronflants, mais une colonne vertébrale redoutablement efficace.

Le résultat ? Une première place au bout de 14 journées, dix victoires, et un groupe qui semble avoir déjà digéré sa mue. « Ce résultat, c’est le prix des bonnes performances des joueurs », expliquait sobrement Pierre Sage après la victoire à Angers. Pas de grands discours : de la mesure, de la méthode, et toujours cette idée que le meilleur reste à construire. « On n’est pas encore à notre plafond de verre en termes de jeu. »

À vrai dire, qui aurait misé sur ce classement mi-novembre ? Certainement pas les spécialistes auto-proclamés de plateau. Daniel Riolo, après la victoire contre l’OM lors de la 9e journée, parlait encore de « surperformance » et de “bulle” qui allait se dégonfler. Raté. Lens est toujours là. Solide, constant, appliqué. Bien sûr, personne ne parle de titre. Il reste 20 journées. Mais les voix qui prédisaient un Lens “de ventre mou” doivent mettre à jour leur logiciel.

Avec les vents portants et un calendrier favorable avant la trêve, déplacement à Nantes, et réception de Nice, deux clubs en difficulté, les Sang et Or peuvent espérer passer l’hiver au chaud. Et s’ils continuent sur ce rythme, les places européennes, elles, ne seront pas un rêve. Mais une promesse.

Nos derniers articles :