La prestation indigente du RC Lens samedi soir en première période face à Auxerre pourrait inciter Pierre Sage à revoir son onze de départ samedi soir à Marseille.
Pendant quarante-cinq minutes, le RC Lens a donné l’étrange impression d’avoir oublié ce qui faisait sa force depuis le début de la saison. Face à Auxerre, samedi, les Sang et Or ont livré une première période sans relief, sans intensité et sans repères, au point d’obliger Pierre Sage à sortir du registre diplomatique à la pause. Une entame à contre-courant du statut de leader, qui pose une vraie question à l’approche du déplacement à Marseille.
À la pause, l’entraîneur lensois n’a pas cherché d’excuses. Il a même parlé d’une forme de grève collective, dans un clin d’œil appuyé à celle des encouragements en tribune Marek. Selon lui, son équipe a « loupé beaucoup de choses » : moins d’agressivité, moins de disponibilité, des réactions trop lentes à la perte du ballon. Bref, tout ce qui fait habituellement la force de Lens avait disparu pendant 45 minutes.
Sur le terrain, le constat était cruel. Peu de pressing, très peu de centres, une intensité absente. Le fameux syndrome « Metz » avait refait surface : Lens s’est fait bousculer dans les duels, a multiplié les pertes de balle et les contrôles approximatifs, se mettant parfois en danger tout seul.
Un paradoxe persistant toutefois : même dans un mauvais soir, Lens concède très peu d’occasions franches. Une solidité défensive qui masque, mais ne corrige pas, les lacunes du moment.
L’absence d’Odsonne Édouard n’est sans doute pas étrangère à ce manque de poids offensif. Devant, Lens a manqué de pragmatisme et surtout d’efficacité. Sans le geste exceptionnel de Wesley Saïd, auteur de l’unique but de la rencontre, les Sang et Or n’auraient probablement jamais trouvé la clé. Une victoire arrachée plus que construite.
Dans le vestiaire, Pierre Sage avait haussé le ton. Il a même laissé planer la menace de changements immédiats dès la reprise si le groupe ne se réveillait pas. Message reçu. Et un peu plus tard, les entrées de Sangaré, Sima et Guilavogui ont définitivement changé le visage de l’équipe en seconde période, apportant impact, verticalité et agressivité. Lens a enfin repris le contrôle du match.
Reste désormais une vraie question avant le déplacement à Marseille : cette première période ratée aura-t-elle des conséquences sur la hiérarchie ? Face à un adversaire d’un tout autre calibre, Lens n’aura pas le luxe d’attendre la pause pour se réveiller.
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