RC Lens – AS Rome : (0-2) : ce qu’on a aimé… et moins aimé

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Devant plus de 30 000 supporters, le RC Lens a livré une prestation inquiétante hier soir face à une AS Rome bien plus armée, mais loin d’être irrésistible. Trop tendres défensivement, désespérément inefficaces devant, les Lensois ont une nouvelle fois affiché un niveau indigne d’un club qui prétend jouer un rôle en Ligue 1.

Les Sang et Or n’ont existé que durant les dix premières minutes, le temps que les Romains, en mode diésel, trouvent leur rythme. Dans ce court laps de temps, Satriano et Guilavogui auraient pu ouvrir le score, mais un manque de précision dans le dernier geste les en a empêchés. Puis Rome a frappé. Sur un coup de pied arrêté, Udol ne saute pas, Satriano n’est pas au marquage, et Mancini en profite pour tromper Gurtner. Dès lors, le match tourne à sens unique : domination romaine, transitions lensoises inexistantes, pistons invisibles, défense approximative… La pause était attendue avec impatience tant les ajustements à opérer étaient nombreux.

Sans doute recadrés à la mi-temps par Pierre Sage, les Lensois reviennent avec de meilleures intentions. La sortie d’Udol, le repositionnement de Sarr à gauche et l’entrée de Ganiou au centre de la défense à trois apportent un peu de stabilité derrière. Mais l’espoir est de courte durée : une erreur grossière de relance de Thomasson offre le 2-0 à l’AS Rome. Les multiples changements opérés après la 75e minute n’ont pas suffi à inverser la tendance. L’entrée de Diouf a apporté du peps à l’animation offensive, mais, comme trop souvent, le milieu de terrain a péché dans la finition.

Force est de constater que, si certains joueurs, et notamment les recrues, ne haussent pas rapidement leur niveau, le RC Lens risque fort de végéter dans le ventre mou du classement cette saison. Interrogé au micro de WEO, Pierre Sage n’a pas caché son agacement, affirmant que « certaines choses ne lui avaient pas plu », que « cela se verrait dans les prochaines compositions » et que « le jeu de la concurrence allait s’enclencher ».

RC Lens – AS Rome : 0-2 (0-1)
Buts : Mancini (14′), M. Soulé (55′) pour Rome
Gurtner – Baidoo (Gradit, 75′), Sarr (Sagnan, 75′), Udol (Ganiou, 46′)- Aguilar, Thomasson (Ojediran, 65′), Sylla (Diouf, 65′), Machado (Bermont, 65′)- Saïd (Sotoca, 75′), Satriano (Fofana, 65′), Guilavogui (Bulatovic, 75′).

Nous avons aimé :

– Pas grand chose en réalité, mais on va se faire violence.
– L’entrée en jeu de Ganiou qui a stabilisé la défense. Le jeune défenseur a marqué des points hier soir.
– L’entrée de Diouf, qui a apporté de la percussion dans l’animation offensive.
– Le match de Wesley Saïd : propre, techniquement juste dans ses conduites de balle, précis dans la construction. Dommage qu’il ait été positionné trop loin du but pour peser réellement.
– Le discours sans concession de Pierre Sage au micro de WEO. Moins lisse que ceux, trop consensuels, de feu Will Still. Cette semaine, à la Gaillette, « ça va chier dans le ventilo »
– Qu’Ojediran n’ait pas pris de jaune.
– L’activité de Guilavogui dans les transitions, plutôt intéressante.
– La confirmation que Bulatovic pourrait devenir un élément clé, et très rapidement un titulaire en puissance.
– L’engagement et la grinta de Satriano. Dommage que la finition ne soit toujours pas au rendez-vous.
– On remercie WEO de nous proposer gratuitement les retransmissions des matchs amicaux.

Nous n’avons pas aimé :

– Les largesses défensives. Le RC Lens est toujours orphelin de Danso, Khusanov et Medina.
– Avoir la désagréable impression que Gurtner ne sera jamais décisif, au point d’en regretter le prêt de Pandor.
– Que Pierre Sage s’obstine à ne pas tester une défense à quatre, alors que notre jeu sur les côtés est dramatiquement faible.
– Le manque de spontanéité des attaquants.
– Ne toujours pas comprendre pourquoi Pierre Sage s’est opposé au départ de Malang Sarr.
– Que Thomasson nous ait gratifiés d’une « Thomasson » : une erreur grossière au pire moment. Il est loin de son niveau de la saison passée.
– Constater que Diouf, malgré ses qualités, n’a toujours pas progressé dans la finition.
– Rester dubitatifs face à la gestion de l’effectif : pourquoi se séparer de Koyalipou pour garder Guilavogui ? Une explication serait bienvenue.
– Mais où est passé le pressing ? L’un des rares atouts de l’équipe la saison dernière a complètement disparu.
– Constater les limites de la défense à 3 avec deux pistons déficients.
– On ne remercie pas les techniciens de WEO qui ne nous ont pas permis d’entendre l’interview de Neil El Aynaoui en fin de rencontre.

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