Face à l’AJ Auxerre, Florian Thauvin a livré une prestation à double lecture. Présent, impliqué, parfois inspirant… mais aussi trop imprécis pour faire basculer le match à lui seul. Un résumé assez fidèle d’un joueur dont l’influence dépasse encore la simple ligne statistique, sans toutefois masquer un déchet technique inhabituel.
D’entrée, le meneur de jeu du RC Lens a donné le ton. Mobile, disponible, jamais figé sur son côté, Florian Thauvin a beaucoup bougé pour offrir des solutions. Son pied gauche a distillé plusieurs ballons soyeux dans la surface, notamment ce service pour Wesley Saïd à la 20e minute. Dans l’intention, c’était juste. Dans l’exécution, pas toujours.
Comme le reste de l’équipe, il a traversé une première période irrégulière. Quelques bonnes inspirations, mais trop de gestes mal ajustés : une frappe non cadrée (26e), un centre trop long (34e), un contrôle manqué (39e). Le symbole d’un joueur actif mais en manque de précision, et plombé par un déchet important, 21 ballons perdus, record du match, et seulement un duel remporté sur dix.
Après la pause, le visage a changé. Thauvin a élevé son niveau, plus juste dans ses déplacements, plus tranchant dans ses prises d’initiative. Il s’est procuré une énorme occasion à la 73e minute, après un joli crochet dans la surface, mais a une nouvelle fois manqué le cadre. Quelques minutes plus tôt, il n’avait pas su contrôler un centre pourtant idéal de Matthieu Udol. Des occasions franches, mais un réalisme absent.
Faut-il pour autant réduire son match à ces ratés ? Pas vraiment. Car même sans être décisif, Florian Thauvin pèse. Par son aura, son expérience, sa capacité à attirer l’attention et à libérer des espaces, il rend les autres meilleurs. Ce Lens-là ne s’est pas construit par hasard, et l’ancien international y joue un rôle structurant, parfois invisible, mais bien réel.
Remplacé par Florian Sotoca à la 86e minute, Thauvin a quitté la pelouse sans avoir marqué, mais avec la sensation d’un match charnière plus que raté. Car le vrai rendez-vous arrive maintenant.
Le week-end prochain, direction le Olympique de Marseille et le Vélodrome, théâtre de sept saisons marseillaises et d’un retour chargé d’émotions. À l’aller, on l’avait déjà senti touché. Cette fois, au-delà du symbole, Lens aura besoin d’un Thauvin plus juste, plus tueur. L’influence ne suffira peut-être pas.
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