Que devient Will Still ?

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Il s’était imposé comme l’un des techniciens les plus prometteurs de Ligue 1, avant de subir la loi du banc de touche : celle qui ne pardonne rien et efface les trajectoires en un claquement de doigts. Licencié par Southampton après une saison au RC Lens, Will Still n’en reste pas moins une figure suivie de près sur le marché.

Présent ce week-end au Lotto Park pour assister au choc Anderlecht-Bruges, le technicien belge a profité de l’occasion pour saluer son frère Edward, intégré au staff de Besnik Hasi. Mais surtout, il a donné de ses nouvelles, dans un style toujours direct et sans langue de bois.
S’il reconnaît avoir pris un coup derrière la tête, « c’est la première fois que je me fais virer », admet-il sans détour, Will Still relativise. « Je n’ai pas assez bien fait, c’est la règle du jeu », lâche-t-il, lucide sur la dureté du métier. Pour autant, pas question de replonger tête baissée. Le jeune entraîneur a selon lui reçu « beaucoup d’appels », mais privilégie désormais une approche plus mesurée : « J’ai envie de prendre le temps. Dans le foot, on n’a jamais le temps, justement. »

À 31 ans, celui qui avait électrisé les terrains avec un jeu porté vers l’avant semble avoir compris qu’après avoir grillé la chandelle par les deux bouts, il est temps de souffler. « Les dernières années m’ont demandé beaucoup d’énergie. Là, je veux profiter de ma famille, me ressourcer et bien préparer la prochaine étape. » Traduction : sauf opportunité qu’on ne peut pas refuser, Will Still ne retrouvera pas un banc dans l’immédiat.

Et les opportunités ne manquent pas. En France, son nom revient régulièrement du côté de l’ASSE ou du Stade Rennais, en quête d’un souffle nouveau. Mais c’est de l’autre côté de la Manche que le vent semble tourner. Hugh Woozencroft, présentateur pour TalkSPORT et ITV Sport, l’annonce comme une option sérieuse pour le Celtic Glasgow. « Will Still serait un très bon manager pour ce niveau de compétition », affirme-t-il. Le club écossais, qui cherche une nouvelle dynamique depuis le départ de Brendan Rodgers, pourrait offrir à Still le cadre parfait pour rebondir et imposer à nouveau sa patte.

Si Will Still devait finalement revenir en France ou s’exiler en Écosse, cela validerait la thèse que son départ du RC Lens n’avait sans doute pas uniquement pour origine des raisons familiales…

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