À la veille d’un choc face à Nice à Bollaert, Adrien Thomasson s’est présenté en conférence de presse avec une sérénité qu’on devine bien ancrée. Premier de Ligue 1 après quinze journées, le RC Lens surprend, séduit et enchaîne. Un scénario inespéré il y a quelques mois, mais qui trouve aujourd’hui ses explications dans un subtil mélange d’harmonie, de travail et d’alignement général. Pour Thomasson, la réussite actuelle ne doit rien au hasard.
Interrogé sur le rôle de Pierre Sage dans cette dynamique, le milieu lensois ne cache pas son enthousiasme. « Je dirais que ça a vite matché entre lui et nous », lâche-t-il d’entrée, presque comme une évidence. Dans un vestiaire bouleversé par plusieurs changements, la greffe entre l’entraîneur et le groupe a pris rapidement. « C’est ça qui fait qu’on est très bien classés », ajoute-t-il.
Cette alchimie rapide trouve ses racines dans un alignement rare à tous les étages du club. « Quand on met vraiment les bons ingrédients, quand tout le monde tire dans le même sens, la direction sportive, le staff, les joueurs, c’est là qu’on fait de belles choses. » Des propos qui résonnent comme un contrepoint direct à la saison précédente, marquée par des tensions sous-jacentes et un certain flottement dans les ambitions.
Personne ne s’attendait à voir Lens dominer la Ligue 1 à ce stade. Thomasson l’admet avec franchise : « Pour être honnête avec vous, on ne s’attendait pas forcément à être premiers après 15 journées. » Mais il n’y voit pas un coup de chance. Il évoque une préparation estivale sérieuse, des adversaires solides affrontés en amical, une seule défaite encaissée, et un match inaugural contre Lyon qu’il juge prometteur malgré la défaite : « Le contenu avait été bon ce jour-là. »
C’est cette continuité, cette capacité à ne pas paniquer et à rester fidèle à une ligne de conduite que le milieu valorise. « En enchaînant les victoires, la confiance qu’on engrange chaque week-end fait que tout le monde est content d’être au club, chose qui était un peu moins le cas l’année passée. »
Dans ses mots, Thomasson ne parle pas que de football. Il évoque une ambiance retrouvée, une cohésion revivifiée, un vestiaire qui a retrouvé le goût de l’effort collectif et du plaisir. Loin de tout discours ronflant, ses propos traduisent un état d’esprit collectif sain, un groupe soudé et un entraîneur qui a su canaliser les énergies au bon moment.
Demain face à Nice, il faudra confirmer cette belle dynamique. Mais quoi qu’il arrive, Lens a déjà gagné quelque chose d’essentiel : la foi en un projet clair, porté par un homme, Pierre Sage, qui, en silence, a remis les Sang et Or dans le bon sens.
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