Pierre Sage fait la une de l’Equipe ce matin

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Ce matin, L’Équipe découvre enfin ce que tout le monde voit à Bollaert depuis des mois : le RC Lens n’est pas un accident industriel inversé, mais un projet cohérent mené par Pierre Sage.

Arrivé pour piloter une saison de transition, Pierre Sage a surtout appuyé sur l’accélérateur. Résultat : Lens est leader après 17 journées, devant le Paris Saint-Germain, et affiche déjà une identité de jeu nette, lisible, assumée.
Dès son intronisation, le coach a annoncé la couleur : intensité, générosité, pression constante et jeu tourné vers l’avant. Sept mois plus tard, les principes sont digérés. Sorties de balle propres, pressing haut, chasse immédiate à la perte, attaques dans le camp adverse plutôt qu’une possession stérile. Lens n’a pas toujours le ballon, mais sait très bien quoi en faire.

Sans ballon, le pressing est zonal, méthodique, étouffant. Pression exercée sur la relance adverse parmi la meilleure de Ligue 1, récupérations hautes en série, interceptions à la pelle. Le 5-2-3 défensif n’est pas parfait, quelques espaces dans le dos, des xG concédés élevés pour un leader, mais il limite l’essentiel : peu de tirs cadrés, beaucoup de frappes contrées, un gardien rarement exposé.

Avec le ballon, Pierre Sage revendique les côtés, les décalages et les courses dans la profondeur. Les pistons montent, décrochent, attirent. Le jeu se densifie d’un côté pour mieux percer de l’autre. Les transversales fusent, les projections s’enchaînent, Lens figure parmi les équipes qui courent le plus vite et le plus souvent vers le but adverse en Europe.

Le 3-4-2-1 lensois vit grâce à la complémentarité des profils, à l’audace des centraux, à l’intelligence des milieux et à une variété offensive rare : jeu direct, attaques placées, transitions, coups de pied arrêtés (près d’un tiers des buts). Rien n’est figé, tout est pensé pour poser des problèmes.

Lens ne surperforme pas, il exécute. Et si certains découvrent aujourd’hui Pierre Sage, à Lens, on a surtout compris qu’il n’était pas venu pour apprendre, mais pour imposer. Jusqu’où ? C’est la seule vraie inconnue. Le reste est déjà sous contrôle.



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