Monsieur Pignard, on en parle ? Notre coup de gueule après la remontada du RC Lens

Partagez sur vos réseaux

Au terme d’un match d’une intensité rare, le RC Lens a fini par dompter Toulouse au terme d’une remontada épique, et c’est tant mieux. Car si le sort du match était resté entre les mains de l’arbitrage, la pilule aurait été bien difficile à avaler. Hier soir à Bollaert, Jérémie Pignard a livré une prestation pour le moins déconcertante, réussissant l’exploit d’irriter les deux camps et de hacher une rencontre qui ne demandait qu’à s’enflammer.

Des décisions qui interrogent

Le premier tournant survient dès la 16e minute : un rouge direct pour Gboho suite à une semelle sur Thomasson. Si le geste est dangereux, l’intentionnalité reste discutable. Pour beaucoup, un jaune « orangé » aurait suffi, mais Monsieur Pignard a dégainé la biscotte rouge sans hésiter.
Plus tard, c’est le peuple lensois qui a crié à l’injustice. Le but de la tête refusé à Florian Sotoca pour une « poussette » sur Nicolaisen laisse un goût amer. Sotoca effleure le dos du défenseur, mais l’arbitre n’a même pas jugé utile de consulter la VAR pour vérifier l’impact réel du contact. Frustrant.
La gestion du temps : le grand flou. Que dire de l’impunité de Guillaume Restes ? Le portier toulousain a multiplié les gains de temps dès la première période sans jamais voir la couleur d’un carton, se contentant de simples remontrances verbales.
Le pompon a été atteint lors de l’annonce du temps additionnel : 4 minutes. Seulement quatre petites minutes pour compenser une seconde période hachée par les fautes, les changements à répétition. Un calcul qui défie toute logique comptable alors que le jeu a été arrêté à de multiples reprises.

Un autoritarisme mal placé

Plutôt que de tenir son match par la pédagogie, l’homme en noir a préféré sortir les cartons contre les staffs techniques, coupables d’avoir protesté contre des décisions incohérentes. Entre fautes imaginaires sifflées et contacts flagrants oubliés, cet arbitrage a failli faire vriller une rencontre qui, au départ, n’avait rien d’un match à haut risque. Heureusement, le football et la hargne lensoise ont repris leurs droits.

Ce n’est malheureusement pas un coup d’essai pour Monsieur Pignard, dont le nom rime souvent avec polémique sur les pelouses de Ligue 1. À l’heure où chaque point pèse une tonne dans le money time, la Ligue serait bien inspirée de revoir ses désignations. On ne peut pas confier des matchs couperets à des arbitres qui crispent les acteurs dès leurs premiers coups de sifflet.

Nos derniers articles :