Pendant que la trêve hivernale offre une respiration bienvenue aux clubs, c’est aussi l’occasion de saluer les bonnes décisions de coulisses. Et à ce petit jeu, Jean-Louis Leca mérite un véritable coup de projecteur.
Le directeur sportif du RC Lens, toujours aussi inspiré dans son nouveau costume, vient de réussir un joli tour de passe-passe en bouclant le transfert d’Hamzat Ojediran vers les Colorado Rapids, en MLS. Un dossier symbolique de sa gestion habile et rationnelle du mercato lensois.
Arrivé à l’été 2024 de Debrecen, en Hongrie, avec une étiquette de pari à développer, Ojediran n’a jamais su trouver sa place dans l’effectif lensois. Utilisé avec parcimonie par Will Still la saison passée, il a rapidement disparu des radars sous Pierre Sage. Le technicien artésien, après quelques tests en matchs de préparation, ne l’avait pas intégré à sa rotation, où les places étaient déjà bien occupées par Thomasson, Sangaré, Bulatovic, Sylla et même Sotoca, parfois dépanneur au milieu.
Pas vraiment une surprise : malgré un profil athlétique intéressant, le Nigérian n’avait jamais su transformer son potentiel en réelle valeur ajoutée sur le terrain. Résultat, un joueur devenu encombrant, sans perspective de temps de jeu, que Lens avait pourtant tenté en vain de céder dès le mois d’août.
Mais c’est là que la méthode Leca prend tout son sens. Plutôt que d’en faire un poids mort jusqu’en juin, le Corse a su activer les bons leviers : direction la MLS, et plus précisément les Colorado Rapids, qui ont vu en Ojediran un profil taillé pour le championnat nord-américain, où la dimension physique prime souvent sur la technique pure. Résultat des courses : un accord qui sera officialisé début janvier, dès validation du visa et des derniers documents administratifs.
Cerise sur le gâteau : Lens double sa mise. Selon Foot Mercato, le joueur acheté 1,5 million d’euros en Hongrie partira pour 3 millions. Une belle culbute pour un joueur qui n’aura joué que quelques minutes en Ligue 1. De quoi saluer une opération aussi discrète qu’efficace, qui valide pleinement le travail en profondeur mené par Jean-Louis Leca et son équipe.
Dans l’équation, tout le monde est gagnant : le joueur va tenter de relancer sa carrière outre-Atlantique, et Lens finance une recrue de standing, Amadou Haidara, dont le transfert tournerait autour… des 3 millions d’euros. Une parfaite illustration de ce que signifie aujourd’hui « bien travailler » dans un club structuré.
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