Mercato RC Lens : M’Bala Nzola et la finition : toujours pas d’histoire d’amour

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M’Bala Nzola, prêté cette saison à Pise par la Fiorentina, connaît un début de saison aussi fade que sa dernière en Artois. Sept matchs joués toutes compétitions confondues, 343 petites minutes dans les jambes, un unique but inscrit… sur penalty, face à Naples. Autant dire que les filets ne tremblent pas souvent à son passage.

Pourtant, les dirigeants toscans avaient vu en lui une pièce maîtresse du système de Gilardino, un point d’appui dans un 3-5-2 censé faire remonter le bloc et jouer dos au but. En théorie, le plan avait du sens. En pratique, ça coince. Son apport est encore trop limité dans les 30 derniers mètres, son manque de précision est pointé du doigt par la presse italienne, et sa seule note correcte en six matchs souligne un niveau de performance très moyen.
Cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal. M’Bala Nzola au RC Lens, c’était déjà ça : de la générosité dans l’effort, quelques bonnes intentions… mais une finition aux abonnés absents. À Pise, il semble avoir embarqué ses travers dans ses valises.

Et pourtant, le club compte sur lui. Avant-centre titulaire, tireur de penalty attitré, présence physique indéniable… Nzola reste malgré tout l’une des rares « certitudes » de l’effectif, à en croire les médias locaux, qui soulignent son rôle pivot dans un club en quête de maintien.
Mais la patience a ses limites. Son passage chez les Sang et Or n’a pas suffi à le relancer, et les premières semaines à Pise ne suggèrent pas une transformation spectaculaire. Pour ne rien arranger, la CAN (décembre-janvier) pourrait l’éloigner des terrains, ce qui n’aidera pas à instaurer de la continuité. Pise est actuellement bon dernier de Serie A avec seulement 2 points en 6 rencontres.

À noter que Nzola avait reçu une offre d’un club brésilien durant le mercato estival. Il a préféré rester en Italie pour « jouer ses cartes » en Serie A. L’option d’achat incluse dans le prêt témoigne d’un pari tenté par Pise, mais à 6 millions d’euros, même après une dévaluation de sa cote, cela ressemble plus à un coup de poker qu’à un investissement raisonné.
Nzola, c’est un peu l’illusion du renouveau. Il change de club, de ville, de maillot… mais pas de niveau. Pour Pise comme pour Lens avant lui, il est encore loin d’être la bonne pioche.

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