Mercato : Franck Haise en pause, l’Angleterre en rêve, Monaco l’observe

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Un automne de galère sur la Côte d’Azur, un vestiaire fracturé, un projet flou, et une sortie par la petite porte : Franck Haise a quitté l’OGC Nice. Officiellement d’un « commun accord » avec Jean-Pierre Rivère. Officieusement, on sait tous ce que cela veut dire.

Le Normand, qui avait fait vibrer Bollaert et ramené le RC Lens sur la scène européenne, a vu son étoile pâlir dangereusement sous le soleil niçois. Le Gym l’a épuisé, lessivé, usé jusqu’à la corde. À 53 ans, Franck Haise n’avait jamais semblé aussi vidé qu’en posant ses valises sur la Promenade des Anglais. Finie la grinta, envolées les envolées tactiques, disparu le jeu vertical et léché. À la place : une équipe sans saveur, 31 défaites au compteur, et un 3-4-3 devenu 3-4-triste.
Le bilan niçois est sans appel : une première saison encourageante, puis un long naufrage. Malgré ses tentatives de recoller les morceaux, de se faire entendre, de parler vrai, parfois trop, Haise n’aura pas survécu à l’hiver azuréen. Une spirale de défaites, des clashs en interne, des recrues qui ne donnent rien… et une sortie sans panache, mais avec indemnités. Car l’ancien Lensois était prolongé jusqu’en 2029. De quoi se mettre à l’abri le temps de recharger les batteries.

Pas de précipitation, Franck Haise a décidé d’observer. Il laisse parler les rumeurs, les agents, les dirigeants. Rennes ? Le lien avec Arnaud Pouille existe, mais Habib Beye marche sur l’eau. Nantes ? Le voir chez les Kita, ce serait comme envoyer un chef étoilé dans une cantine de zone industrielle. Monaco ? L’idée commence à circuler, doucement. Si la dynamique actuelle ne s’inverse pas, le Rocher pourrait chercher un nouveau guide l’été prochain. Et Haise n’aurait qu’à faire quelques kilomètres pour retrouver un banc.
Plus intéressant encore, un exil. L’Angleterre, par exemple. Franck Haise y pense depuis longtemps. Il a d’ailleurs entamé l’an dernier des cours d’anglais, preuve qu’il ne compte pas se limiter à la Ligue 1 pour rebondir. Un défi à l’étranger serait une manière de reprendre la main sur son image, écornée ces derniers mois.
Pour l’instant, l’ancien technicien lensois n’est pas pressé. Il écoute, lit, se ressource. Il sait que la roue peut tourner vite dans le monde du football. Surtout quand on a encore, malgré tout, une réputation de bâtisseur. Mais une chose est sûre : son passage à Nice, sans être un désastre total, aura été un sacré frein à sa progression. D’autant plus amer qu’il avait été observé par plusieurs clubs européens à l’été 2024, avant de dire oui à Ineos.

Qu’il reste en France ou tente l’aventure ailleurs, Franck Haise devra reconstruire sa crédibilité. À Lens, il était prophète en son pays. À Nice, il est devenu un simple rouage, usé et remplacé. La suite ? À lui d’écrire un nouveau chapitre. Mais pas tout de suite. D’abord, il souffle. Ensuite, il choisira. Et cette fois, pas question de se tromper.

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