S’il fallait résumer le carton lensois à Monaco en un seul homme, ce pourrait être lui : Mamadou Sangaré. Buteur, passeur, fautif (un peu), victime (beaucoup), héros (surtout). À 23 ans, le milieu malien a livré une prestation tout-terrain, entre éclats de classe, courage physique et impact décisif dans tous les moments clés d’un match à rebondissements.
Tout a commencé par un petit accroc : un penalty concédé face à un Balogun roublard, qui s’est laissé tomber comme une feuille morte dans la surface. L’arbitre a mordu à l’hameçon, Monaco a égalisé, et Sangaré aurait pu en rester là, catalogué dans les faits divers de la première période. Mais c’est mal connaître le garçon.
Derrière, il a sorti la boîte à outils : ouverture parfaite pour Wesley Saïd, une passe téléguidée dans le dos de la défense qui sent bon l’intelligence de jeu et la patte technique soignée (40e). Puis, en mode finisseur, il a terminé une action comme un pur attaquant : contrôle aérien, petit crochet pour mystifier le défenseur, frappe entre les jambes de Salisu. Glacial. Imparable. Et surtout au bout du temps additionnel de la première période (45e+3), pile au moment où Balogun venait d’être expulsé… pour une semelle bien sale sur la cheville de ce même Sangaré. Le karma en crampons.
Et quelle cheville. Celle-là même qui a encaissé l’impact violent du Monégasque, qui a fait grimacer le staff médical, et qui l’a contraint à sortir à l’heure de jeu, boitant, sous les applaudissements. Une fin de match prématurée pour un joueur qui avait pourtant survolé les débats au milieu, en duo d’équilibristes avec Thomasson.
Ratisseur, relanceur, déclencheur, finisseur… Mamadou Sangaré a rayonné sur la pelouse de Louis-II. Il n’a pas seulement couru, il a joué juste, joué fort, joué collectif. La mauvaise nouvelle, c’est que sa participation au rassemblement du Mali est compromise. Les Aigles, éliminés de la course au Mondial, ne prendront aucun risque pour un simple amical. Et après ce qu’il a montré à Monaco, on comprend pourquoi.
Il faudra la dorloter, cette cheville gauche. Parce qu’à Lens, elle vaut cher.
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