Loïs Openda au RC Lens : entre rêve de supporters et réalité économique

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Le retour de Loïs Openda au RC Lens fait rêver une partie des supporters. Mais entre le rêve et la réalité, il existe parfois un gouffre que même les plus belles histoires ne peuvent franchir.

Une rumeur qui réveille les souvenirs

Depuis plusieurs jours, des médias italiens, et notamment la très sérieuse Stampa, évoquent un intérêt lensois pour l’ancien buteur belge, en grande difficulté à la Juventus. Auteur d’une saison cauchemardesque à Turin, avec seulement deux buts inscrits et un temps de jeu réduit à peau de chagrin, l’ancien héros de Bollaert cherche effectivement une porte de sortie.
Sur le papier, l’idée est séduisante. Trois ans après son départ, Openda retrouverait un environnement qu’il connaît parfaitement et un club où il avait explosé aux yeux de l’Europe. Sauf qu’à ce stade, cette hypothèse ressemble davantage à un fantasme de supporters qu’à une opération réellement envisageable.

350 000 euros par mois, tout est dit

La Juventus a investi plus de 40 millions d’euros pour recruter l’international belge et privilégie clairement un transfert définitif afin de limiter la casse financière. Un prêt ne serait envisagé qu’en dernier recours, si aucune offre satisfaisante n’arrivait sur la table des dirigeants turinois.
Même dans ce scénario, un autre obstacle paraît quasiment insurmontable : le salaire du joueur.
À Turin, Loïs Openda percevrait environ 350 000 euros mensuels. Une rémunération totalement hors marché pour le RC Lens, dont le plafond salarial tourne autour de 150 000 euros brut par mois. Pour rendre l’opération possible, il faudrait que la Juventus accepte de prendre en charge plus de la moitié de son salaire. Une hypothèse difficilement crédible pour un club qui cherche justement à alléger sa masse salariale.

Le fantasme de l’été lensois ?

À cela s’ajoute une concurrence bien plus armée financièrement. Monaco, Nottingham Forest, Leeds United ou encore l’Eintracht Francfort surveillent également la situation du Belge. Des clubs capables d’offrir des conditions économiques que Lens ne peut tout simplement pas suivre.
Le nom d’Openda continuera sans doute d’alimenter les discussions tout au long de l’été. Mais sauf retournement spectaculaire, son retour en Artois relève aujourd’hui davantage de la nostalgie que d’une véritable piste de mercato.

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