L’interview choc d’Angelo Fulgini qui règle ses comptes avec le RC Lens

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Parti sous d’autres cieux cet été, Angelo Fulgini n’a pas oublié le RC Lens. Et si l’attachement au club reste palpable, l’entretien qu’il a accordé à Foot Mercato sonne comme un long règlement de comptes.

Aujourd’hui prêté avec option d’achat à Al-Taawoun, en Arabie Saoudite, l’ex-lensois ne cache plus sa déception vis-à-vis de la direction du club, qu’il accuse d’avoir orchestré son départ bien avant que les projecteurs du mercato ne s’allument.
À Al-Taawoun, où il compile déjà deux buts et trois passes décisives, Angelo Fulgini retrouve des couleurs. Il assume son choix de carrière, expliquant avoir été séduit par le projet saoudien. Mais ce virage a été forcé, selon lui. « On m’a fait comprendre qu’il fallait que je parte », explique-t-il. Très vite après la reprise, le joueur est écarté, relégué à l’entraînement avec la réserve. Un traitement qu’il juge injuste, voire blessant. « C’était difficile parce que je suis quelqu’un qui n’a jamais triché. J’ai toujours tout donné. »

Le plus amer reste sans doute la façon dont les choses se sont passées. Fulgini évoque une communication opaque, des décisions prises « d’en haut », au-delà du terrain. Il assure que ni Franck Haise ni Will Still n’étaient à l’origine de sa mise à l’écart, et que son temps de jeu réduit relevait surtout de la volonté de la direction de le pousser vers la sortie. Un été plus tôt déjà, le scénario semblait se répéter : « Je fais une bonne préparation, je commence le premier match, et après plus rien. J’ai compris que ce n’était pas le coach. »

Si certains ont évoqué un refus de partir pour conserver son salaire, le joueur dément fermement : « Je ne veux pas être forcé d’aller dans un club où je ne veux pas aller. C’est légitime. » Selon lui, son départ en Arabie Saoudite a arrangé tout le monde : libération de la masse salariale pour Lens, nouveau projet pour lui. Mais cette mise à l’écart prolongée, plus d’un mois avec la réserve, a laissé des traces. Il parle d’un « manque de respect » vis-à-vis de son implication et de son investissement. « Tu joues avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête », résume-t-il.

Et pourtant, malgré cette frustration évidente, Fulgini n’a pas coupé les ponts. Il continue de suivre les matchs, de commenter les stories de ses anciens coéquipiers sur Instagram, de discuter avec Gradit, Sarr, Guilavogui ou Sotoca sur les réseaux sociaux. L’homme ne semble pas rancunier. Il confie même : « À Lens, j’ai rencontré des personnes exceptionnelles. »

Mais l’ironie de cette confession, c’est qu’un retour n’est pas à exclure. Prêté avec option, Fulgini sera contractuellement de retour en juin prochain, s’il n’est pas racheté. Un scénario qui pose question quand on lit ses déclarations, tant le lien avec la direction semble distendu. Il se veut néanmoins pragmatique : « Si je dois revenir, je pense qu’il y aura une discussion avec le club pour que les deux parties soient contentes. »

Lien vers l’interview complète.

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