Ligue 1 : le streaming illégal en sursis

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Il y a un an, un rapport de l’Arcom, le régulateur français de l’audiovisuel, révélait que plus de la moitié des internautes (57 %) recouraient au streaming illégal via l’utilisation de VPN.

Depuis l’été 2024, ce phénomène s’est intensifié, particulièrement dans le football français. L’arrivée de DAZN et ses tarifs démentiels ont incité de nombreux supporters à se tourner vers le streaming illégal, rendu possible grâce aux VPN, qui garantissent un accès anonyme aux contenus.

Cette semaine, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné à cinq VPN majeurs (NordVPN, Cyberghost, Surfshark, ExpressVPN et Proton) de « bloquer 203 noms de domaines de sites illégaux diffusant des compétitions sportives ». Ces services devront mettre en place des systèmes pour empêcher l’accès à ces plateformes.

Dans un communiqué distinct, la LFP et sa filiale en charge des droits télé, LFP Media, ont salué cette décision comme « une première en France, sinon dans le monde, et une avancée majeure dans la lutte contre le piratage ».

Pour l’instant, les VPN ciblés n’ont pas encore réagi officiellement, mais avec plus de 7 000 serveurs VPN dans le monde, le combat contre le streaming illégal est loin d’être gagné. Des tarifs cohérents la saison prochaine seront certainement la meilleure arme pour lutter contre le phénomène.