Les gardiens du RC Lens encasernés

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Pas de padel, pas de terrain, pas de ballon. Quand les gardiens du RC Lens se sont présentés pour une séance de cohésion, ils ne s’attendaient clairement pas à ce qu’on les « encaserne »…

Et pourtant, c’est bien ce qui leur est arrivé. Dans une vidéo publiée par France 3 Hauts-de-France, on découvre Robin Risser, Régis Gurtner et leurs homologues du poste s’immerger au cœur d’un stage totalement insolite : une immersion tactique avec le PSIG d’Arras, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie.
Un terrain d’entraînement très particulier où le pressing ne vient pas d’un attaquant, mais d’un suspect retranché dans un bâtiment obscur. Habillés comme des militaires, les portiers lensois ont dû faire preuve de sang-froid, de lucidité et de coordination pour gérer des interventions fictives. « J’ai gardé mes distances au début pour analyser la situation », explique Robin Risser, propulsé négociateur face à un forcené simulé. Le jeune gardien, lucide, fait un parallèle troublant : « En match, on n’a pas le ballon, on observe, on anticipe. Eux, ils n’ont pas toujours l’action mais doivent être prêts à intervenir à tout moment. »

Une immersion loin d’être anodine. À travers ces mises en situation tendues, les gardiens ont été confrontés à une pression différente, mais familière : celle de la prise de décision rapide dans un climat hostile. « Dans la surface, le stress est omniprésent. Ici, c’est pareil, mais en uniforme », glisse Régis Gurtner, entre deux couloirs plongés dans le noir, et les aboiements de chiens pour bande-son.
Le lien entre le poste de gardien de but et les techniques de désescalade ne surprend pas Vincent Houdart, adjudant-chef et négociateur régional : « Ils savent écouter, garder leur calme, et trouver les bons mots. Des qualités clés aussi bien dans une cage que face à un individu tendu. »

Derrière cette initiative originale, on retrouve Cédric Berthelin, entraîneur des gardiens, convaincu des vertus d’un tel échange. « Je ne dis pas qu’on va battre Nice juste grâce à ça, mais c’est formateur. Ça sort les gars de leur routine et ça les fait grandir autrement. »
Au final, pas de tirs cadrés, mais un stage tiré à quatre épingles. Et s’il ne débouche pas sur un trophée, il pourrait bien renforcer un peu plus cette unité si particulière entre les portiers sang et or.



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