Trois jours après que le séisme Pierre Sage ait secoué l’Artois, la cellule de recrutement fait face à une urgence absolue, trouver le troisième entraîneur du club en trois ans. Alors que les noms d’Olivier Pantaloni, d’Alexandre Dujeux ou de Patrick Videira tournent en boucle, une piste surprise vient de surgir du Finistère.
Le retour d’une vieille connaissance
Le RC Lens aurait pris contact avec Éric Roy, l’actuel entraîneur du Stade Brestois. Un retour de flamme inattendu pour un homme qui connaît déjà très bien la Gaillette.Voir le nom d’Éric Roy associé aux Sang et Or n’est pas une totale nouveauté. Son profil avait déjà été coché avant les arrivées de Will Still puis de Pierre Sage. Surtout, le technicien n’est pas un inconnu pour les supporters lensois, puisqu’il a occupé le poste de directeur sportif du Racing entre 2017 et 2019. Le voir réintégrer l’organigramme par la grande porte du terrain plairait à ceux qui militent pour un retour des anciens visages du club aux affaires.
« Il peut s’en passer, des choses » : un entraîneur fatigué
Éric Roy a touché les étoiles avec Brest en arrachant la Ligue des Champions en 2024. Sauf que la lune de miel est terminée. La saison 2025-2026 qui vient de s’achever a été un long calvaire anonyme, conclu à une inquiétante place proche de la zone rouge. Lâché par son directeur sportif Grégory Lorenzi et usé par les rumeurs de vente de son club, le coach breton est à bout de force. Il est resté pour le moins évasif quant à ses intentions, malgré un contrat qui court jusqu’en juin 2027.
À Brest, le chantier de l’été s’annonce dantesque avec le départ de cinq joueurs prêtés et une cascade de cadres en fin de contrat dans un an.
Cinq joueurs vont quitter le club après un prêt d’une saison (Majecki, Labeau Lascary, Dina Ebimbe, Diaz, Coulibaly) et de nombreux cadres, en fin de contrat dans un an (Del Castillo, Magnetti, Locko, Chardonnet, Ajorque, Baldé, Lala, Tousart), pourraient se poser des questions sur leur avenir. Fatigué de devoir constamment reconstruire avec des bouts de ficelle, Éric Roy a publiquement ouvert la porte à un départ malgré un contrat courant jusqu’en 2027. « Je ne sais pas… Dans la vie, il peut s’en passer, des choses », avait-il lâché, très évasif, après le dernier match contre Angers.
Le technicien réclame des garanties que son board ne semble plus pouvoir lui offrir. Il a d’ailleurs envoyé un message clair à ses dirigeants dans la foulée : « Ma volonté est d’être là, mais je veux être là dans des conditions qui permettent d’assurer la pérennité du club. J’ai besoin d’avoir des signes ». Des signes qui tardent à venir, et qui profitent aujourd’hui au démarchage de Jean-Louis Leca.
En ce qui nous concerne, on a pourtant du mal à croire à cette rumeur. Rien ne dit que l’histoire avec Brest est terminée, même si on sent bien qu’Éric Roy a des envies d’ailleurs de plus en plus prononcées.
La logique voudrait que cette rumeur en reste au stade des simples prises d’informations. Mais le football moderne nous a habitués à de sacrées bizarreries.
Nos derniers articles :
- La piste surprise Éric Roy pour remplacer Pierre Sage ?
- RC Lens : Olivier Pantaloni brouille les pistes
- Staff du RC Lens : le grand ménage de l’été ne fait peut-être que commencer
- Loïs Openda au RC Lens : entre rêve de supporters et réalité économique
- RC Lens : Il n’y aurait pas de contact au sujet de Patrick Videira
- Mercato : Angers tient le successeur d’Hervé Koffi
- Le mercato du RC Lens prend une tournure inattendue
- RC Lens : et si Alexandre Dujeux cochait toutes les cases ?


