S’il fallait une dernière banderille pour sceller définitivement la rupture entre Franck Haise et l’OGC Nice, Alexandre Castro vient de l’enfoncer avec une brutalité rare. Dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, le journaliste et créateur de contenus, passé par So Foot, Eurosport ou RMC, livre un portrait à charge du technicien, parti d’un club azuréen embourbé dans la crise.
Fervent supporter des Aiglons, Alexandre Castro ne mâche pas ses mots : « Humainement et sportivement, c’est un fiasco. Cette saison en tout cas. »
Pourtant, tout avait bien commencé. Castro l’admet sans détour : « J’étais très heureux de voir Franck Haise débarquer à Nice. Après ses magnifiques saisons à Lens, on se disait que cette fois, on allait enfin faire les choses bien. » Mais la lune de miel a viré au divorce. L’ancien coach du RC Lens, arrivé avec un projet jugé raisonnable, n’aura finalement pas tenu la distance. Malgré une première saison correcte (4e place), la seconde a tourné à la débâcle.
Selon Castro, le fond du problème réside dans l’entêtement tactique et l’inadéquation entre les ambitions du coach et la réalité de son effectif. « J’ai rarement vu un jeu aussi ambitieux et aussi déconnecté de la valeur intrinsèque de l’effectif. C’était n’importe quoi. Des transitions défensives catastrophiques, un pressing mal coordonné, zéro adaptation. » Et de dénoncer un 3-4-3 imposé envers et contre tout, avec des milieux insuffisants et une défense trop tendre pour tenir le choc.
Mais le volet sportif n’est que le début. Le journaliste va plus loin, accusant Franck Haise d’avoir validé, voire imposé, des recrues largement discutables. « Kevin Carlos, zéro but cette saison. Salis Abdul Samed, tocard notoire à Lens, hygiène de vie douteuse, mauvaise mentalité, et on claque plusieurs millions pour ça. Les Lensois se sont bien marrés. » L’influence de son fils, Maël Haise, dans le processus de recrutement est également ciblée : « Apparemment, sa voix pesait plus que celle de la cellule de recrutement. »
L’affaire Elye Wahi, arrivé à Nice malgré un passif récent houleux avec Haise à Lens, symbolise, selon Castro, l’incohérence du projet niçois. « Il n’a pas réussi à le relancer à Lens, il veut tenter à nouveau à Nice dans une mission maintien ? Haise n’est pas un sauveur, c’est un fossoyeur. »
L’image du communicant redoutable en prend elle aussi un coup. « Toujours le bon rôle. ‘Si on veut me faire sauter, je suis prêt’, mais jamais une vraie démission. Juste histoire d’empocher le gros chèque. » Jusqu’à l’épisode ubuesque de la fameuse descente au centre d’entraînement, où Haise annonce vouloir partir… avant de se raviser, « pour ne pas abandonner ses joueurs », alors que, dixit Castro, « ses joueurs l’avaient abandonné depuis trois mois ».
En conclusion, le départ de Franck Haise, qualifié de « négocié mais bien juteux », soulage plus qu’il n’attriste sur la Côte d’Azur. Pour le journaliste, « même s’il reste un bon technicien, ce n’était plus l’homme de la situation. » Rennes pourrait l’accueillir à l’avenir, mais le journaliste ironise déjà sur la stratégie d’attente soigneusement entretenue par Haise dans les médias, entre flou artistique et calcul opportuniste.
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