Florian Thauvin : « Il va falloir compter sur moi. C’est que le début »

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Florian Thauvin n’est pas arrivé au RC Lens sur la pointe des crampons. Dès l’annonce de sa signature, le champion du monde 2018 a été propulsé comme l’une des figures du renouveau artésien, fort d’un palmarès flatteur et d’un vécu européen à faire rougir plus d’un vestiaire de Ligue 1.

Un recrutement estampillé « haut de gamme » pour un club en pleine reconstruction, qui a misé sur son profil technique et son expérience pour relancer la machine après un été d’ajustements.
Depuis son arrivée, l’ancien Marseillais a répondu présent dans le jeu. Disponible entre les lignes, généreux dans les efforts et intelligent dans ses déplacements, Florian Thauvin pèse dans l’animation offensive du RC Lens. Il fluidifie le jeu, oriente les attaques, et sert souvent de relais entre le milieu et l’attaque. Bref, il fait jouer les autres. Mais voilà : en dépit de cette influence certaine, les stats, elles, restent muettes. Et le Racing attend toujours que Thauvin fasse aussi trembler les filets ou signe des passes décisives régulières.

Alors que son début de saison convaincant avait été salué par une convocation en équipe de France pour le rassemblement d’octobre, certains s’interrogent désormais : ce clin d’œil tricolore lui a-t-il fait tourner un peu la tête ? Depuis, l’ailier semble avoir perdu un peu de son tranchant. Moins inspiré dans le dernier geste, plus brouillon dans ses choix, l’ancien Marseillais traverse une période de creux, à contre-courant de son investissement visible à chaque match.

Pourtant, l’homme reste déterminé. Dans une récente interview fleuve accordée à SoFoot, il assure que sa priorité reste le terrain, même si sa visibilité médiatique pourrait laisser croire l’inverse. Il n’oublie pas l’importance de Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot dans son arrivée à Lens, ni la chaleur de l’accueil reçu à Bollaert. « Je ne m’attendais pas à autant d’amour », glisse-t-il, visiblement touché. Mais le football, comme toujours, finit par se résumer à une question simple : qu’apporte-t-on à l’équipe ?
Le meneur de jeu affiche des ambitions : « il va falloir compter sur moi, c’est que le début », mais elles peinent pour l’instant à trouver un écho chiffré.

Florian Thauvin n’a pas à rougir de son implication. Il travaille, il pèse, il organise. Mais à ce niveau, cela ne suffit pas toujours. Surtout quand les attentes sont aussi hautes. Le joueur le sait. Il le dit lui-même : « Il va falloir compter sur moi. Ce n’est que le début. » Encore faut-il que le début ne dure pas trop longtemps. Et quand il confie vouloir rejouer la coupe aux grandes oreilles « J’ai envie de jouer à nouveau la ligue des champions », une question reste en suspens : avec Lens, ou ailleurs ? Le terrain, comme toujours, tranchera.

Ce qui est fou c’est qu’il y a quelques années, tu étais dans le dur, usé, tu te voyais raccrocher à 32 ou 33 piges, et là, tu dis avoir l’envie et la caisse pour jouer jusqu’à 40 ans. Tu as la banane sur le terrain, la fraîcheur d’un débutant…
Mais ce sont justement ces périodes plus difficiles qui vont me permettre de pousser ma carrière plus loin. M’en relever, ça m’a permis de retrouver le goût, la passion, l’envie. Les deux ou trois ans que j’ai perdus, je vais les récupérer.

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