FC Nantes : La défaite de trop pour Luis Castro ? Le RC Lens pourrait bien avoir scellé son sort

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Il y a parfois des matchs qui ne changent pas seulement une saison, mais un destin. Pour Luis Castro, la défaite face au RC Lens samedi (1-2) ressemble furieusement à celle qui fait basculer un entraîneur du côté des condamnés. Le FC Nantes, qui sera 17e ce soir et en chute libre, semble glisser chaque semaine un peu plus vers le précipice… et son coach avec lui.

Car une fois encore, le scénario est le même : un début de match appliqué, une volonté évidente de bien faire, puis ces petites erreurs qui coûtent cher… très cher. « On est resté dans le match mais on commet des petites erreurs et, contre ce genre d’équipes, ils te tuent », déplorait Luis Castro après la rencontre, lucide mais résigné. Il savait que le RC Lens attaquait en nombre, qu’il valait mieux leur laisser le ballon pour éviter les transitions. Mais deux ballons perdus dans la moitié adverse ont suffi pour offrir deux buts au leader. L’histoire récente se répète, inexorablement.
Le Portugais n’y arrive plus. Une seule victoire sur les douze dernières rencontres toutes compétitions confondues, et un vestiaire qui semble, selon plusieurs échos, glisser doucement hors de sa portée. Castro s’isolerait, son discours changerait. Les signes d’une fin de cycle.

Et voilà que se profile le derby à Angers, vendredi, dans un climat électrique où Castro n’aura probablement plus rien à perdre… ni grand-chose à gagner.
Officiellement, un bilan devait être réalisé à la trêve de Noël. Officieusement, la sensation est que la décision est déjà prise.

Et puisqu’un naufrage appelle souvent un sauveur, un nom tourne déjà dans les couloirs : Michel Der Zakarian. Un habitué de la maison, un homme qui connaît l’art de la mission maintien, un coach de Ligue 1 aguerri (379 matchs). Libre depuis son passage à Caen, il était hier dans les tribunes de la Beaujoire. Un hasard ? Oui, bien sûr, comme toujours dans le football…
Son profil coche toutes les cases : autorité, expérience, connaissance du club, goût pour le travail défensif… Autant d’ingrédients qui manquent cruellement au FC Nantes actuel.

Il serait injuste de dire que le RC Lens est venu pour faire tomber Castro. Mais il est clair que le leader a joué son rôle : solide, patient, implacable. Et indirectement, il aura peut-être été le déclencheur d’une rupture déjà écrite.
Pour Nantes, la pente devient glissante et l’urgence absolue. Pour le technicien portugais, l’histoire semble arriver à son dernier chapitre.

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