Crise à l’OGC Nice : Franck Haise lâché par son vestiaire ?

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Censé incarner la continuité et la progression de l’OGC Nice, Franck Haise traverse sa première tempête sérieuse depuis qu’il a quitté le RC Lens en mai 2024. Trois défaites d’affilée en Ligue 1, une campagne de Ligue Europa catastrophique (quatre défaites en autant de matchs), une claque à domicile contre l’OM (1-5), et un vestiaire qui commence à grincer des dents : le technicien voit son crédit fondre comme neige au soleil.

La dynamique niçoise est inquiétante. Et si, officiellement, le club ne remet pas en cause son avenir, son contrat a été prolongé jusqu’en 2029, l’ambiance en interne se tend. Depuis plusieurs semaines, Franck Haise ne mâche plus ses mots. Il critique ouvertement la qualité de l’effectif, remet en cause les ambitions européennes, et s’agace du comportement de ses joueurs, y compris à l’entraînement. Une communication brute, assumée, mais mal digérée dans le vestiaire. Quand on lui demande de regarder vers le haut, il répond « Il faut avoir les joueurs pour le faire. »
« Il a perdu la moitié du groupe avec sa com », glisse un proche de joueur pour le journal l’Equipe.

Le message du coach passe de moins en moins, et ses choix tactiques interrogent. Comme cette volonté soudaine de presser haut face à Marseille, quand Nice avait jusqu’ici joué bas, ou encore l’épisode flou du brassard de capitaine, passé de Bard à Clauss puis à Vanhoutte. Des signaux faibles d’un lien qui se distend.
Pourtant, l’ancien Sang et Or ne se défausse pas. Il reconnaît sa part de responsabilité, va même jusqu’à se dire prêt à laisser sa place si le club trouve mieux. Mais en insistant sur les lacunes de son effectif, il s’isole. Et si certains de ses constats sont justes, le timing et la forme posent problème.

Celui qui avait quitté le RC Lens auréolé du titre de meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2023 semble aujourd’hui piégé par son propre discours. À force de répéter qu’il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, il en oublie que les joueurs ont aussi besoin de croire en un projet. Le crédit lensois s’effrite, et l’état de grâce niçois n’aura pas duré bien longtemps.

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