Charlie Cresswell, la grande gueule en carton du Stadium

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Il y a des soirs où le karma fait les choses proprement. Vendredi, au Stadium de Toulouse, Charlie Cresswell avait visiblement décidé de jouer un match à part entière : pas vraiment celui avec le ballon, mais plutôt celui du trash talk au rabais. Résultat ? Un 3-0 bien sec infligé par le RC Lens, et une jolie leçon de répondant signée Florian Thauvin.

Dès la première mi-temps, le défenseur anglais a voulu se faire un nom autrement qu’avec ses tacles. Cris, chambrages et petits mots doux à l’oreille d’Adrien Thomasson ou Thauvin, histoire d’installer un semblant d’intimidation façon Premier League discount. On l’a même vu hurler à la tronche de Thomasson juste avant la pause, comme un coq persuadé que le poulailler lui appartient.
Mais voilà, le karma, on vous disait. 57e minute, Wesley Saïd plante le 1-0. Et là, scène savoureuse : Thauvin et Thomasson, visiblement très inspirés par la causerie de la mi-temps, foncent droit sur leur cible du soir. Regards appuyés, cris dans la direction de Cresswell, le chambrage est rendu avec les intérêts.

Un peu piqué dans son orgueil, l’Anglais tente une approche musclée vers Thauvin. Mauvais calcul : tout le monde s’interpose, et le champion du monde, stoïque, reste de marbre. « Il s’est un peu sacrifié pour nous », lâchera Thomasson après coup, sourire en coin. Une manière polie de dire que le Toulousain s’est fait remettre à sa place par plus malin que lui.

Cresswell voulait mettre l’ambiance. Il l’a eue. Mais pas celle qu’il espérait.



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