Les favoris pour les places européennes de fin de saison se sont détachés. Le RC Lens sera vraisemblablement au coude à coude avec le PSG, l’OM, le LOSC, l’OL, Rennes et Strasbourg pour se disputer les précieux tickets, ceux qui font rentrer un peu d’argent dans les caisses.. Sauf que du côté du dernier nommé, le vernis craque sérieusement.
Le Racing alsacien traverse une zone de turbulences qui ressemble de plus en plus à une crise systémique. En toile de fond, un scénario désormais classique depuis le rachat par BlueCo : Strasbourg n’est plus vraiment un projet, mais un rouage. Une antichambre. Une succursale assumée de Chelsea.
Dernier épisode en date : le possible départ imminent de l’entraîneur Liam Rosenior vers Londres. Un timing ravageur, en pleine saison, alors que Strasbourg pointe à une honorable 7e place. Mais visiblement, l’impact sportif en Alsace n’entre pas vraiment dans l’équation. Selon des indiscrétions venues d’Angleterre, BlueCo chercherait un entraîneur plus docile, plus aligné avec une logique de trading intensif que celui actuellement en poste à Chelsea. Rosenior, qui a déjà démontré sa capacité à composer avec des effectifs imposés et très jeunes, coche toutes les cases.
Le problème, c’est Strasbourg. Ou plutôt l’absence de considération pour Strasbourg. Depuis 2023, le club sert de vitrine et de couveuse : Mamadou Sarr a déjà pris la direction de Londres, Emmanuel Emegha suivra l’été prochain. Et pendant que les meilleurs éléments sont aspirés, la structure locale se fragilise. En interne, l’inquiétude est palpable. « Le groupe va imploser, je ne vois pas d’autre issue. » déclare un proche du vestiaire au journal l’Equipe. La recherche d’un nouvel entraîneur a déjà commencé. Bizarrement, Franck Haise n’a pas encore été cité pour remplacer Rosenior 🙂
Sportivement, perdre son entraîneur en cours de route serait un coup dur. Politiquement, ce serait un aveu de plus : le Racing n’est pas maître de son destin. Les supporters, déjà excédés par cette relation déséquilibrée, risquent de durcir encore le ton. Les prochaines réceptions pourraient se jouer dans un climat délétère, bien loin de l’enthousiasme du début de saison.
Ironie du calendrier, Strasbourg se déplacera demain à Nice, autre club englué dans les contradictions de son actionnaire. Deux projets sous perfusion, deux identités qui s’effacent. À Lens, on observe tout cela avec une certaine distance… et une prière silencieuse : ne jamais devenir le satellite de qui que ce soit.
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