Bollaert sans sa Marek, un RC Lens affaibli face au Paris FC

Partagez sur vos réseaux

Dimanche, face au Paris FC, le RC Lens ne pourra pas compter sur l’un de ses plus fidèles alliés : la tribune Marek, poumon de Bollaert, qui sera fermée sur décision disciplinaire. Sanction logique mais sévère, conséquence directe d’un craquage massif de fumigènes lors du derby contre Lille.

Près de 150 engins pyrotechniques avaient embrasé la Marek, mais aussi les bas de Trannin et Delacourt, forçant l’arbitre à interrompre brièvement la rencontre en plein temps fort lensois. Ambiance volcanique, certes. Mais au prix fort : un huis clos partiel, 4 200 supporters privés de tribune, et une ambiance amputée de son moteur principal.
Dans un stade où chaque match est joué à guichets fermés depuis plus de deux ans, la Marek n’est pas juste une tribune : c’est une arme, un atout psychologique, une lame sonore qui pousse les Sang et Or à se surpasser. La priver de voix, c’est diminuer l’intensité, et offrir un désavantage sportif bien réel face à un adversaire qui n’en demandait pas tant.

Le club avait réagi dans un communiqué en évoquant une « sanction lourde ». Les mots sont justes : car au-delà de la perte de décibels, c’est aussi la fracture avec une partie du public qui se creuse. Ceux qui n’ont pas participé aux craquages, mais qui seront bannis dimanche, n’ont droit ni à un remboursement ni à un geste de compensation. Et pour cause : impossible d’identifier précisément les auteurs du craquage, ce qui rend toute mesure ciblée irréaliste.
À force de jouer avec le feu, il ne faut pas s’étonner de finir par se brûler. Les fumigènes, c’est joli pour Instagram, ça fait grimper les likes… mais ça coûte cher sur le plan sportif et financier. Le football reste un sport, pas une scène de spectacle pyrotechnique. Dans une tribune, les chants et les drapeaux suffisent à galvaniser les joueurs.

La LFP, de son côté, ne plaisante plus. Pas un week-end sans qu’un club ne tombe sous le coup d’une sanction pour usage d’engins pyrotechniques. Et Lens, qui court toujours après sa meilleure version 2025, avait sans doute d’autres priorités que de se retrouver privé de son 12e homme pour un match aussi crucial dans la dynamique de la saison.
Reste à espérer que les joueurs, eux, sauront mettre le feu… sur la pelouse.

Nos derniers articles :