Benjamin Pavard, le 12e homme du RC Lens

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On l’attendait comme un renfort d’expérience, un champion du monde censé solidifier la défense marseillaise. On a eu hier soir… un sketch en deux actes. De retour dans sa région natale, à deux pas de Maubeuge, Benjamin Pavard a vécu samedi soir à Lens un nouveau cauchemar, digne de celui déjà douloureusement vécu à Lisbonne quelques jours plus tôt.

Deux matchs, deux gifles, et une impression persistante : le défenseur marseillais est en train de découvrir à vitesse grand V ce que veut dire « s’enfoncer ». Face au RC Lens, l’ancien du LOSC a enchaîné les bourdes. D’abord en provoquant un penalty, visiblement allergique à l’idée de défendre autrement qu’en déséquilibrant son vis-à-vis. Stéphanie Frappart, fidèle à sa ligne floue, n’avait d’abord rien vu, accusant même Odsonne Edouard de simulation. Il a fallu l’intervention salvatrice de la VAR pour que l’arbitre daigne consulter l’écran et se rendre à l’évidence : elle s’était, encore une fois, magistralement fourvoyée.

Mais Pavard ne s’est pas arrêté là. Histoire de ne pas laisser le job à moitié fait, il a conclu sa soirée par un magnifique but contre son camp, déviant un corner de Thomasson dans ses propres filets, toujours sous la pression d’un Edouard décidément très inspiré. À ce rythme, on aurait presque cru qu’il jouait pour Lens.
La semaine avait déjà été douloureuse sur la pelouse du Sporting CP, avec deux erreurs lourdes de conséquences. À Lens, rebelote. Et au bout de 61 minutes d’un calvaire bien entamé, Roberto De Zerbi a fini par abréger les souffrances de son défenseur en le sortant du terrain. Un coaching tardif, diront certains. D’autres regretteront simplement que Pavard n’ait pas eu le temps d’offrir aux Sang et Or un troisième but.

Miné, vidé, sans doute un peu sonné, Pavard a tenu à présenter ses excuses dans la soirée, via un message posté sur son compte Instagram, reconnaissant que cette défaite était pour lui. « Quand on porte ce maillot, on se doit d’être irréprochable, et ce soir je ne l’ai pas été », a-t-il concédé avec honnêteté, promettant de tout donner pour regagner la confiance des supporters.

Un mea culpa respectable… mais à Marseille, la patience est rarement la qualité première. Et avec deux naufrages consécutifs, le crédit du héros de 2018 commence sérieusement à fondre comme neige sur les terrils.

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