Avant Sochaux – Lens, Tony Mauricio ouvre sa boîte à souvenirs Sang et Or

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À quelques jours du 16e de finale de Coupe de France entre Sochaux et le RC Lens, Tony Mauricio n’a pas eu besoin de forcer le trait pour replonger dans ses années sang et or.

Dans un entretien accordé à La Voix des Sports, l’ancien milieu offensif lensois, aujourd’hui entraîneur adjoint de Vincent Hognon à Sochaux, s’est livré avec une sincérité teintée de nostalgie.
De l’effectif qu’il a connu à Lens entre 2019 et 2021, il ne reste plus grand monde. Florian Sotoca et Jonathan Gradit font figure de derniers des mohicans. Deux joueurs avec lesquels Mauricio a partagé bien plus qu’un vestiaire. Les liens sont restés forts, les échanges aussi, notamment après la grave blessure de Gradit. « Ils font une sacrée carrière, ils le méritent », confie-t-il, fidèle à l’image de battants qu’il garde d’eux.

Impossible pour lui de parler du RC Lens sans évoquer ce souvenir à part, presque irréel, de ce match à huis clos contre Orléans en pleine période Covid. Ce soir-là, Florian Sotoca transforme le penalty de la montée, sans que personne ne sache encore que le championnat allait s’arrêter. Mauricio aurait pu s’en charger, mais après un échec récent à Châteauroux, la décision s’est imposée d’elle-même. Un moment suspendu, gravé à jamais.
Interrogé sur les joueurs qui l’ont le plus marqué à Lens, il cite sans hésiter Gaël Kakuta, Facundo Medina, Cheick Doucouré, et bien sûr Seko Fofana, arrivé blessé avant de devenir l’un des patrons du vestiaire. Des profils forts, à l’image d’un collectif qui avait marqué les esprits.

Avec Franck Haise, la relation est restée saine et respectueuse. Pas de conflit, juste un choix de carrière. Mauricio voulait jouer davantage, à Lens ou ailleurs. Il est parti à Sochaux, convaincu par le discours, et conserve aujourd’hui encore une grande estime pour le technicien, qu’il décrit comme un excellent manager.

Samedi, sur le banc sochalien, Tony Mauricio vivra forcément une soirée particulière. Pas question de revanche, encore moins de rancœur. Juste le plaisir de retrouver des visages familiers, d’échanger quelques sourires… et certainement de glisser quelques conseils à ses hommes si le match se termine aux tirs au but, notamment sur la façon de tirer de Florian Sotoca.

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