À 48 heures de la réception du Stade Rennais à Bollaert-Delelis, Florian Thauvin s’est présenté en conférence de presse avec la volonté d’éclairer certains débats qui l’entourent. Le champion du monde 2018, parfois pointé du doigt pour une forme d’irrégularité dans ses performances cette saison, a livré une analyse lucide et assumée sur les hauts et les bas inhérents au sport de haut niveau, à l’approche d’un rendez-vous important pour le RC Lens devant son public.
Interrogé sur ses performances en dents de scie, l’ancien Marseillais n’a pas cherché à se dérober. Il assume, d’abord, et revendique même une forme de normalité : « Je suis d’accord. Ce sont des choses qui accompagnent les sportifs de haut niveau tout au long de leur carrière. » Avant d’ajouter, avec un sourire presque philosophique : « La première bonne nouvelle, c’est qu’on n’est pas des robots. »
Pour Thauvin, cette irrégularité n’est pas un défaut à corriger à tout prix, mais une composante essentielle du sport collectif. Selon lui, c’est précisément cette part d’imprévu qui nourrit les émotions et l’intensité du football :
« C’est aussi ce qui fait la beauté du sport de haut niveau. On vit des émotions grâce aux performances, mais aussi grâce aux contre-performances. »
Une vision illustrée par les surprises récurrentes en Coupe de France, « quand le petit pousset vient challenger l’équipe favorite ».
L’international français insiste sur la multitude de paramètres qui influencent le rendement d’un joueur au fil d’une saison : la fatigue, la forme physique, l’état mental, le contexte collectif… et même des détails plus personnels. « L’hiver, j’ai un peu plus de mal quand il me manque le soleil », confie-t-il, avec une sincérité désarmante. « C’est un peu plus difficile pour moi. »
Mais au-delà des variations individuelles, le meneur de jeu lensois ramène toujours le débat à l’essentiel : le collectif. À ses yeux, le vrai danger n’est pas la contre-performance ponctuelle, mais son impact éventuel sur l’équipe. « Ce qui est le plus important, c’est que ça n’affecte pas le niveau collectif. Chacun passe par des périodes comme ça, chacun son tour. »
Lucide, il rappelle qu’une régularité absolue reste l’exception : « Si on regarde sur les vingt dernières années, il n’y a peut-être que trois ou quatre joueurs au monde capables de garder le même rendement toute l’année. » Une manière de remettre les exigences en perspective.
Quant à sa situation personnelle, Thauvin se veut serein. « Je n’ai pas de mal avec ça, je l’accepte totalement », affirme-t-il, évoquant un mois de janvier plus délicat, compensé par une prestation aboutie lors du dernier match à domicile. Sa ligne de conduite reste inchangée : « Quand ça va bien comme quand ça va mal, on reste positif, on reste focus, on continue de travailler. On fait le dos rond, et ça finit par revenir. »
Un discours mature, loin des excuses, qui traduit surtout l’expérience d’un joueur conscient que la performance ne se mesure pas sur un match, mais sur la durée.
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