À Sochaux, on se félicite malgré l’élimination

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À Sochaux, l’élimination ne laisse ni amertume excessive ni sentiment d’humiliation. Malgré le score sec (0-3), le FC Sochaux-Montbéliard ressort de ce seizième de finale avec la conviction d’avoir livré un vrai match, et surtout d’avoir existé face à plus fort que lui.

Vincent Hognon n’a pas caché sa frustration du résultat, forcément lourd à avaler, mais l’entraîneur sochalien a surtout tenu à saluer l’état d’esprit de ses joueurs. L’investissement, l’audace et la volonté de jouer ont été au rendez-vous. Pas question de « mettre le bus » face au RC Lens : Sochaux a combiné, pressé haut par séquences et tenté d’imposer son tempo, au point de réclamer parfois une remise en jeu rapide, signe d’une équipe qui y croyait vraiment.
Les occasions n’ont d’ailleurs pas manqué. Mendes, Mexique ou encore Djoco ont chacun frôlé l’ouverture du score, tandis que Jeannin s’est multiplié dans le but pour maintenir les siens à flot. Sochaux a parfois flirté avec la rupture, mais n’a jamais renoncé à ses principes.

Même Pierre Sage l’a reconnu à demi-mot. Le coach lensois s’est dit plus déçu par l’attitude de son équipe que surpris par la qualité sochalienne, admettant que Lens avait laissé son adversaire s’installer mentalement dans le match. Une reconnaissance implicite du travail fourni par les Jaune et Bleu.
Le tournant reste ce but lensois sur coup de pied arrêté, entaché d’un hors-jeu, seul véritable regret d’une rencontre où Sochaux n’a jamais su exploiter ses propres phases arrêtées. En seconde période, l’entame a encore été prometteuse, avant que la fatigue, la profondeur de banc adverse et les ajustements en vue du championnat ne fassent basculer la rencontre.

Face aux entrées de cadres lensois, l’écart s’est finalement creusé. Udol puis Sima ont alourdi un score jugé trop sévère par tous les acteurs sochaliens. Une défaite nette sur le papier, mais un match référence dans le contenu.

Sochaux sort de la Coupe, certes, mais avec des certitudes, de la crédibilité… et la sensation de n’avoir jamais trahi son identité.

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