Alors que le RC Lens semble se transcender en infériorité numérique, l’Olympique de Marseille, lui, s’effondre dès que les équilibres vacillent. L’exemple est frappant.
À Rennes, les Sang et Or avaient arraché un nul valeureux à dix contre onze pendant 90 minutes. Rebelote à Auxerre, où, malgré une expulsion, les Lensois étaient repartis avec les trois points. Une solidité mentale saluée par tous.
L’OM, prochain adversaire du Racing, n’en dira pas autant. En déplacement au Portugal hier soir pour affronter le Sporting en Ligue des Champions, les hommes de Roberto De Zerbi ont d’abord dominé… jusqu’à la 39e minute. Une faute grossière d’Emerson, carton rouge à la clé, a tout fait basculer. Une fois réduits à dix, les Marseillais ont sombré, concédant une défaite logique (2-1) après une deuxième mi-temps indigente.
Déjà au Bernabeu face au Real, les Phocéens avaient perdu pied en infériorité numérique. Le schéma se répète : sans marge d’erreur, Marseille devient friable. Et ce ne sont pas Benjamin Pavard, impliqué sur les deux buts adverses, ou Leonardo Balerdi, fébrile, qui inverseront la tendance. Même Roberto De Zerbi, si inspiré depuis son arrivée, a déconcerté : retirer Greenwood, son joueur le plus dangereux, après l’expulsion ? Un choix qui interroge, surtout vu la suite des événements.
Pendant ce temps, Lens continue sa marche en avant, invaincu depuis quatre journées, avec trois victoires à la clé. Samedi, à Bollaert, le contraste pourrait bien jouer en leur faveur. Le moment est peut-être venu pour les Sang et Or d’enfoncer un OM à la confiance vacillante. Et si Mère Frappart pouvait être inspirée en expulsant un Marseillais … 🙂
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