À Bollaert, ce sont encore les joueurs du RC Lens qui vont trinquer

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Samedi, pour la réception de l’AJ Auxerre, la Marek ne rugira pas tout à fait comme d’habitude. Une nouvelle fois, la tribune populaire du RC Lens paie ses débordements, avec une fermeture partielle infligée par la commission de discipline.

En cause : les jets de fumigènes et l’intrusion sur la pelouse après la rencontre face à Nice, le 14 décembre dernier, lors de la 16e journée de Ligue 1. Verdict sans surprise au Stade Bollaert-Delelis : un match ferme de fermeture partielle.
Concrètement, c’est le secteur occupé par le Kop Sang et Or 93 qui est visé, soit environ 80 à 150 places. Une zone qui sera balisée, neutralisée, interdite d’accès. Le reste de la Marek restant ouvert. Autrement dit, une sanction ciblée, presque chirurgicale.
Mais plutôt que d’encaisser, ils ont choisi la surenchère. Les Red Tigers 1994 ont annoncé une grève des encouragements durant le premier quart d’heure. Une réponse symbolique face à ce qu’ils qualifient de « politique de répression » de la LFP. Symbolique, certes. Efficace, beaucoup moins.

La « politique de répression » de la LFP ne cessera certainement pas parce que les supporters font la grève des chants pendant 15 minutes ; mieux, elle s’en fiche complètement. Bien que rappelant qu’ils sont « pleinement conscients de l’enjeu sportif » et qu’après le quart d’heure de grève les applaudissements reprendront, les Red Tigers persistent et signent « OUI à la pyrotechnie festive et sécurisée. » … Celle qui provoque des interruptions des rencontres, toujours dommageable lors des rencontres à domicile, notamment durant les temps forts des Sang et Or.

Personne ne semblant disposé à mettre un peu d’eau dans son vin, ni les ultras, ni la LFP, cette suspension ne sera sans doute pas la dernière de la saison. Et c’est bien là le vrai problème.

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