RC Lens : Les allusions à la mafia corse ont choqué Jean-Louis Leca

La promotion de Yannick Cahuzac au poste d’entraîneur principal, après le départ de Dino Toppmöller, a immédiatement relancé les commentaires sur son amitié de plus de vingt-cinq ans avec Jean-Louis Leca, née dans les catégories jeunes en Corse avant de se prolonger à Bastia puis à Lens. Une proximité assumée, mais que le club digère mal de voir résumée à un simple renvoi d’ascenseur.

Un scénario écrit depuis longtemps

Loin d’être une improvisation née du limogeage de Toppmöller, cette option était en réalité envisagée depuis longtemps. Leca avait déjà tenté de rapatrier son ami dès juillet 2025, alors que Pierre Sage venait tout juste de poser ses valises à la Gaillette. Le projet n’avait pu aboutir à l’époque, Lorient s’y étant opposé. Plus d’un an plus tard, le contexte a fini par rendre l’opération possible.

Un directeur sportif qui monte au créneau

Face aux critiques, Leca ne cache pas son agacement, rappelant le satisfecit unanime qui entourait Cahuzac quelques mois plus tôt après son apprentissage auprès de Franck Haise, Régis Le Bris et Olivier Pantaloni : « je comprends que les gens puissent penser ça, mais on n’a pas cesser d’entendre il y a quelques mois que Yannick allait devenir un super entraîneur français » Il tient également à poser une frontière claire entre les deux registres, professionnel et personnel : « oui, c’est mon ami mais, dans ces murs, ce n’est pas mon ami, je suis son N+1. Et ça ne m’empêchera pas d’aller manger avec lui en sortant d’ici. »

Le directeur général Benjamin Parrot est monté au créneau dans les mêmes termes, rappelant le poids institutionnel du club derrière cette décision : « on attaque la morale de notre directeur sportif, dans laquelle j’ai une infinie confiance. Le RC Lens, c’est 205 salariés, dont je suis mandataire social. Comment croire qu’aujourd’hui, on prend cette décision parce que c’est l’ami historique de Jean ? » Cahuzac lui-même a tenu à balayer les soupçons de favoritisme : « Jean-Louis n’est pas seul aux commandes. Il y a des personnes au-dessus de lui, ce n’est pas un fou. Ça m’embête pour l’image du club. Au RC Lens, on ne fait pas n’importe quoi. »

Un mot qui a particulièrement blessé

Ce qui a le plus heurté Leca, ce sont les évocations d’une « mafia corse » qui ont circulé sur les réseaux sociaux, un procès qu’il avait déjà connu en 2019 lors de l’arrivée conjointe de Cahuzac comme joueur et de Florent Ghisolfi comme coordinateur sportif. Une accusation qui semble faire peu de cas d’une histoire commune bâtie sur le terrain bien avant les fonctions actuelles, et qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas entamer une amitié que ni les kilomètres ni les critiques n’ont jamais réussi à fissurer.

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