RC Lens : La méthode Toppmöller fait déjà des victimes

Partagez sur vos réseaux

Après la belle victoire du RC Lens face au PSG (1-0) lors du Trophée des Champions dimanche dernier, les joueurs lensois ont réclamé un jour de repos supplémentaire pour fêter leur succès. 
La réponse de Dino Toppmöller a été ferme : « J’ai refusé » a déclaré le technicien lensois, avant d’ajouter « Il est important que le coach donne l’exemple ».
À travers cette décision, l’entraîneur allemand a posé son cadre de manière immédiate, refusant que l’euphorie d’un trophée ne prenne le pas sur la préparation et les exigences de la Ligue 1.

La méthode Toppmöller

Travail, intensité et proximité. Ce n’est pas uniquement de la rigidité, c’est l’essence même de sa philosophie. Dino Toppmöller est réputé pour être minutieux, extrêmement exigeant, et animé par une forte culture du travail.
Toutefois, il ne faut pas le réduire au stéréotype du coach germanique froid et distant. Sa méthode repose sur un équilibre très moderne : l’héritage de Nagelsmann.
Avant d’être l’entraîneur numéro un de l’Eintracht Francfort, Toppmöller a été le fidèle adjoint de Julian Nagelsmann au RB Leipzig et au Bayern Munich. Il y a forgé une vision du football très proactive qui repose sur l’intensité physique, le fameux gegenpressing à la perte du ballon, et une efficacité redoutable sur les coups de pied arrêtés.

Un communicant hors pair

Francophile et parfaitement bilingue après de belles années au Luxembourg où il a notamment emmené Dudelange en phase de poules de Ligue Europa, il excelle dans le dialogue. En Allemagne, il était connu pour sa capacité d’écoute et son management très proche des joueurs. Il était notamment l’interlocuteur privilégié des Français du Bayern comme Upamecano ou Coman.

Une tactique non négociable

Adepte du 3-4-3, son animation demande énormément de courses et d’efforts de la part de ses pistons et milieux. C’est pourquoi la condition physique et l’implication doivent être totales. En Allemagne, cette exigence et cette volonté de ne rien laisser au hasard étaient déjà la marque de fabrique de ses équipes.
À Lens, le message est désormais passé : on célèbre la victoire, mais on ne sacrifie jamais le lendemain.

« On est ici pour travailler et pour réussir quelque chose. Bien sûr, on a gagné ce Trophée, mais je dois guider le groupe avec de l’exigence sur les entraînements. » a conclu Dino Toppmöller sur le sujet. Un degré d’exigence et un profil d’entraîneur à poigne qui permettra peut être au RC Lens de franchir un nouveau palier cette saison.

Arbeit ! Deutsche Qualität 🙂

Nos derniers articles :