Menace d’exclusion en Coupe d’Europe : le cauchemar des rivaux du RC Lens

Partagez sur vos réseaux

Pendant que les gros bras de la Ligue 1 tremblent devant les experts de l’UEFA, le RC Lens dort sur ses deux oreilles. L’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) examine aujourd’hui même les comptes des écuries françaises qualifiées pour l’Europe. Si le verdict s’annonce stressant pour certains rivaux, les dirigeants lensois abordent ce grand oral avec une sérénité absolue.

La rigueur lensoise, une assurance tous risques

On a souvent reproché à Joseph Oughourlian et son board leur prudence excessive, voire une forme d’austérité à l’aube du mercato. Mais force est de constater que cette gestion « au cordeau » paie. Depuis la remontée des Sang et Or dans l’élite en 2020, le club maintient une politique budgétaire irréprochable.
N’en déplaise à ceux qui réclament des folies financières pour rivaliser avec les cadors, les lensois n’ont jamais dépassé les seuils de tolérance européens. Résultat : aucun accord de règlement, aucun déficit chronique, et un feu vert automatique de l’UEFA chaque saison. Une vertu devenue rare en France.

Le PSG et l’OL respirent, l’OM au bord du gouffre

Pour les autres, l’ambiance est beaucoup plus lourde. Le PSG, l’AS Monaco et l’Olympique de Marseille traînent depuis septembre 2022 un « accord de règlement » suite à des manquements financiers passés. Si Paris et Monaco ont redressé la barre à coups de ventes stratégiques, l’OM a totalement manqué son examen de passage.
Plombé par la crise des droits TV et des investissements massifs sur le marché des transferts, Marseille affiche un trou béant estimé à près de 157 millions d’euros sur les trois derniers exercices. Les Phocéens tentent de plaider les circonstances atténuantes, mais la menace est maximale : l’OM risque tout simplement une exclusion de la Ligue Europa la saison prochaine.
De son côté, l’Olympique Lyonnais navigue dans un protocole personnalisé avec l’UEFA sous l’ère John Textor, mais montre des signes de stabilisation financière bien plus rassurants que son homologue marseillais.

Voir nos rivaux directs risquer une mise au ban européenne rappelle à quel point la structure du RC Lens est saine. Certes, les supporters aimeraient voir le club dépenser un peu plus sur le marché, mais la réalité du football moderne donne raison à la direction artésienne. Mieux vaut peut-être avancer pas à pas avec le dixième budget de Ligue 1 plutôt que de voir son destin européen brisé dans les bureaux de Nyon.

Nos derniers articles :