Sur la pelouse de l’Allianz Riviera, le RC Lens n’a pas seulement concédé un match nul frustrant (1-1). En affichant une nouvelle fois son impuissance face à une défense regroupée, le Racing a surtout offert sur un plateau la recette de sa propre chute à l’OGC Nice, à moins de trois semaines de la finale de la Coupe de France le 22 mai prochain.
La panne sèche dans la zone de vérité
Une faille tactique que Claude Puel avait d’ailleurs parfaitement anticipée. Hormis deux frappes lointaines de Florian Thauvin et Mamadou Sangaré, les lensois n’ont que trop rarement réussi à apporter le danger devant la cage de Yehvann Diouf. Plus qu’un manque de réussite, c’est une incapacité chronique à investir la surface adverse qui paralyse le Racing.
Hier, avec 16 tirs, mais seulement quatre cadrés, le ratio était trop faible.
Même les coups de pied arrêtés, autrefois arme fatale du système de Pierre Sage, ne font plus trembler personne. Les corners ont beau être bien bottés, ils ne trouvent plus preneurs. Symbole de ce mutisme offensif, Odsonne Édouard, qui visait la barre des 15 buts il y a peu, traverse une période désertique : à Nice, l’attaquant n’a pas marqué, mais il ne s’est pas non plus procuré la moindre occasion.
Des cadeaux défensifs et un ascendant psychologique
Pour espérer l’emporter à ce niveau, il faut être clinique devant et hermétique derrière. Or, l’arrière-garde artésienne ne passe plus un match sans commettre une erreur fatale. Hier soir, le coup franc de l’égalisation niçoise n’aurait jamais dû finir au fond des filets si Abdi ne s’était pas retrouvé totalement seul pour catapulter le ballon dévié par le mur.
Dans ce duel à distance, Claude Puel a clairement remporté la bataille tactique et pris un ascendant psychologique précieux en vue du 22 mai. Un constat d’autant plus inquiétant que pour la finale au Stade de France, Nice récupérera ses deux armes offensives majeures qui manquaient à l’appel hier : Jonathan Clauss et Elye Wahi. Aux Sang et Or de trouver la parade, et vite.
Entre l’Europe et la Coupe : L’heure de vérité
Si l’objectif d’une qualification en Ligue des Champions est désormais presque atteint, validant une saison remarquable en championnat, le plus dur commence pour le Racing. Car entre s’inviter à la table des plus grands d’Europe et ramener un trophée historique dans l’Artois, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Pour que ce millésime 2025-2026 devienne véritablement éternel, les Sang et Or devront très vite retrouver leur éclat et leur solidité. Sans quoi, le rêve d’un premier sacre en Coupe de France pourrait bien leur filer entre les doigts au Stade de France.
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