Hier soir, à Lille, le RC Lens n’a pas seulement perdu un derby. Il a probablement dit adieu à ses illusions dans la course au titre face au PSG.
Balayés par des Lillois revanchards après l’humiliation de l’aller (3-0), les joueurs de Pierre Sage n’ont jamais existé. Pas une réaction, pas une révolte, pas même l’ombre d’un doute pour l’adversaire. Une démonstration à sens unique… et une faillite totale côté lensois.
Car en amont, les Sang et Or savaient parler. Entre ambitions affichées, discours sur un titre encore accessible et agacement autour du report face au PSG, le verbe était maîtrisé.
Mais au moment de passer aux actes, face à l’ennemi numéro un des supporters, il n’y avait plus personne.
Au-delà des lacunes techniques, c’est surtout une déroute mentale qui saute aux yeux. Une équipe sans nerf, sans orgueil, qui a sombré sans résistance et flirté avec le ridicule.
Certains pointeront du doigt Celik, dépassé et constamment pris de vitesse. Trop facile. Le vrai problème est ailleurs. Ce matin, ce sont les cadres qui doivent rendre des comptes. Absents, dépassés, voire indignes, ils ont failli dans les grandes largeurs.
Et la question mérite d’être posée sans détour : quand on réclame des primes après des prestations réussies, ne doit-on pas aussi accepter des sanctions après une telle débâcle ? Car ce qui s’est produit hier dépasse la simple contre-performance. Cela ressemble à une faute professionnelle.
Ce que nous avons aimé :
– Robin Risser, qui a limité la casse grâce à quelques arrêts décisifs.
– Constater que les supporters lillois, incapables de déployer et retirer leur tifo, ont prouvé une nouvelle fois qu’ils avaient bien deux mains gauches.
– Qu’au final, sur l’ensemble des deux rencontres, il n’y a pas de vainqueur.
– Les bonnes entrées en jeu de Sotoca, Saint-Maximin et Bulatovic, qui auraient dû rentrer beaucoup plus tôt.
Ce que nous n’avons pas aimé :
– Cette prestation lensoise qui ressemble à une faute professionnelle collective et individuelle.
– La fébrilité des Lensois qui s’est manifestée dès les toutes premières minutes de jeu.
– Ne pas avoir reconnu les Lensois avec ce manque d’agressivité et de solutions.
– Nous rendre compte que Wesley Saïd avait certainement déjà la tête à son nouveau club.
– Que Pierre Sage n’ait pas opéré ses changements plus tôt, Saïd, Édouard et Celik ne méritaient pas de rester aussi longtemps sur la pelouse.
– La faillite des pistons.
– Cette incapacité chronique à remonter les ballons.
– Le raté d’Odsonne Édouard face au portier lillois, sur la seule occasion lensoise de la première période.
– Les erreurs individuelles et collectives qui ont amené les trois buts lillois.
– Constater que Lille aurait pu jouer avec un goal volant tellement l’attaque lensoise a joué petits bras.
– Mamadou Sangaré et Adrien Thomasson, qui n’ont pas existé. Et lorsque le milieu tousse, c’est l’équipe qui est malade.
– Devoir reconnaître que Lens n’est plus dans la course au titre après cette rencontre et qu’il faudra désormais regarder dans le rétroviseur.
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