Le RC Lens tournerait-il le dos à sa section féminine ?

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Le RC Lens est-il en train de tourner le dos à sa section féminine… au moment où elle en a le plus besoin ?

Cette saison, les Lensoises ont goûté à Bollaert. Et pas qu’un peu. Un nul accroché face au PSG (1-1), plus de 10 000 supporters, une vraie communion. Puis une victoire contre Saint-Étienne, dans une ambiance encore solide. Deux soirées réussies, sportivement et populairement.
Autant dire que l’idée d’un troisième rendez-vous à Bollaert semblait naturelle. Surtout pour un match aussi crucial.
Le 25 avril, les filles de Sarah M’Barek recevront en effet Marseille pour l’avant-dernier match de la saison. Un rendez-vous potentiellement décisif dans la course au maintien.

Et pourtant, ce match se jouera à Avion, au stade François-Blin, selon La Voix Des Sports. Un choix qui interroge. D’autant plus que, ce week-end-là, l’équipe masculine sera en déplacement à Brest. Bollaert sera donc… libre.
Le timing semblait pourtant parfait. Un match à enjeu, une dynamique populaire en hausse, et des exemples récents qui montrent que le football féminin attire.
Plus de 35 000 spectateurs au Vélodrome récemment, près de 9 000 à Geoffroy-Guichard pour Saint-Étienne – Lens… la tendance est claire.
À Lens, tout était réuni pour surfer sur cette vague. Et pour offrir aux joueuses une vitrine à la hauteur de l’enjeu.

Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. Beaucoup regrettent un choix jugé incompréhensible.
Car après la défaite à Saint-Étienne, les Lensoises sont replongées dans la zone rouge. Les trois derniers matchs de la saison seront déterminants. Dans ce contexte, chaque détail compte. Y compris l’environnement.
Alors pourquoi ne pas ouvrir Bollaert ? Question de logistique ? De stratégie ? Ou simple manque de considération ? La direction du club estime t-elle que le match est déjà plié et que la section féminine ne se maintiendra pas ?
Difficile d’avoir une réponse claire. Mais le signal envoyé, lui, l’est beaucoup plus.
Au moment où la section féminine joue sa survie dans l’élite, elle devra le faire sans l’écrin qui avait pourtant magnifié ses plus belles soirées cette saison.

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