Jo Gradit convoqué le 4 juin pour son dérapage verbal

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La dernière journée de Ligue 1 a été marquée par plusieurs incidents liés à la journée internationale de lutte contre l’homophobie, organisée par la LFP. Entre boycotts assumés, messages camouflés et insultes inacceptables, le football français n’a pas montré son plus beau visage.

Samedi, lors du match RC Lens – AS Monaco, alors que les joueurs regagnaient les vestiaires à la mi-temps, les caméras captaient une altercation verbale entre Jonathan Gradit et Krépin Diatta. Saisi par la tension, le défenseur lensois a lancé un malencontreux « PD va ! » à l’encontre de son adversaire, au pire moment possible : celui d’une journée censée sensibiliser à la lutte contre l’homophobie. L’insulte n’est pas passée inaperçue, provoquant une vive réaction sur les réseaux sociaux.

Mais Gradit n’est pas un cas isolé. Si le cas du défenseur Sang et Or n’est finalement qu’un dérapage verbal incontrôlé, d’autres joueurs ont exprimé leur refus de participer à cette journée symbolique, un acte politique. À Nantes, Mostafa Mohamed avait annoncé dès la veille son refus de jouer, une position qui lui a valu une sanction de son club. Son compatriote Ahmed Hassan, du Havre, a bien joué… mais avec un scotch blanc dissimulant les couleurs arc-en-ciel sur son maillot. Même scénario pour Nemanja Matic à Lyon, qui a lui aussi masqué le symbole de la campagne.

Conscient de la gravité de son propos, Gradit a rapidement reconnu sa faute. Le RC Lens a pris des mesures internes : sa prime d’éthique du mois de mai sera retenue et reversée à la fondation du club pour des actions citoyennes.

Mais la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel, elle, pourrait aller plus loin, pour l’exemple. Jonathan Gradit est convoqué devant la commission de discipline le 4 juin prochain et risque selon certaines sources un ou plusieurs matchs de suspension à la reprise du championnat.