Commission de discipline : deux poids, deux mesures

Cet après-midi, la commission de discipline de la LFP se réunissait suite aux incidents intervenus lors du match Lyon-Marseille, arrêté après 4 minutes de jeu après un jet d’une bouteille d’eau sur la tête du marseillais Dimitri Payet.

La commission de discipline a puni Lyon, le club recevant, d’un match à huis clos « à titre conservatoire ». Le jugement définitif sera rendu le 8 décembre. Là où on pouvait s’attendre à un durcissement des sanctions au vu des problèmes qui deviennent récurrents dans les stades, c’est une forme de mansuétude qui prévaut et cela pose question.

Pour un match qui était allé à son terme, les incidents ayant eu lieu à la mi-temps, sans atteinte à l’intégrité d’un joueur, le RC Lens avait écopé « A titre conservatoire » de 2 matchs à huis clos.
La semaine d’hier, la commission de discipline de la LFP n’avait pas retiré au club marseillais le point de pénalité avec sursis infligé après les débordements de ses supporters Angers (0-0), le 22 septembre. Les phocéens écopent juste d’un match à huis clos malgré que les supporters aient remis le couvert lors de la réception du PSG en organisant un joyeux bordel dans les travées du Vélodrome avec un usage intense de fumigènes, des jets d’objets sur les Parisiens qui tentaient de tirer les corners, et l’intrusion d’un spectateur sur la pelouse qui avait poursuivi Lionel Messi, sans parler des banderoles insultantes à l’endroit des instances du football.

Y aurait-il donc des sanctions plus sévères pour les clubs qui ne font pas partie du Big Four ? La Ligue semble en effet éprouvé quelques difficultés à sanctionner comme il se doit les clubs « de l’élite ».


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